|
CS_Jourdain_64.md| identifiant | CS_Jourdain_64.md |
|---|
| fait partie de | lettres_soldats |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1810/05/10 00:00 |
|---|
| titre | M. Contant à Laurent Jourdain |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-JOURDAIN</i> - 64 - </b> M. Contant à Laurent Jourdain</h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Troyes, le 10 mai 1810</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher capitaine, </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ce n’est qu’hier soir que nous avons eu le plaisir de recevoir Mademoiselle Dambreville. J’ai eu le bonheur de passer près d’une demi-heure en tête-à-tête avec elle et j’en ai profité pour m’acquitter de votre commission. Je ne puis vous dire assez avec quel plaisir marqué elle a reçu le témoignage de votre souvenir. Vous avez été à peu près tout le temps l’unique objet de notre conversation. Mademoiselle Dambreville s’est informée de vos nouvelles avec un grand intérêt ; elle désirait particulièrement exprimer combien elle s’était réjouie en apprenant votre retour d’Espagne et que vous soyez revenu auprès de votre frère. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Pour moi, mon cher capitaine, je me suis plu à l’assurer, d’après ce que vous m’en avez témoigné plus d’une fois vous-même, de tout l’attachement que vous conserviez pour elle. Cette assurance l’a visiblement flattée et touchée ; elle ne m’a laissé aucun doute sur sa réciprocité et m’a même dit que si je n’eusse eu rien à lui dire de votre part, elle en aurait été fâchée et vous en aurait voulu. Sur ma réponse négative à sa question si vous pensiez à vous marier, elle [….] car assurément personne n’est plus [fait] pour rendre une femme heureuse. J’entre dans ces détails, mon cher Jourdain, car j’ai la […] qu’ils ne peuvent vous être que très agréables, au moins quant au fond. Il me reste à vous dire le plaisir de trouver Madame Dambreville mieux portante que je ne l’avais jamais vue et lui faire compliment de son embonpoint ainsi que du retour très prochain et définitif, à ce qu’il parait, de son mari. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je suis arrivé ici ce matin avec M. le Préfet qui retourne dans l’Ardèche laissant […] sa belle épouse que le général doit emmener à la Robertsau pour y attendre la décision sur la question du remplacement. Madame Alexandre m’a chargé en conséquence de vous prier de vouloir bien lui faire parvenir par la diligence à cette destination les deux caisses que vous avez. Un autre soin qu’elle vous recommande est de faire retirer de chez le ferblantier, par la fille de la portière, la boule à eau que celle-ci y a porté. Vous auriez la bonté de faire remettre cet ustensile emboité à M. de la Roque qui ne refuserait sûrement point de s’en charger à son retour à Privas. En cas d’empêchement, il serait laissé jusqu’à nouvel ordre à la maison. Vous savez peut-être que M. de la Roque loge à l’hôtel de Castellane, rue de Grenelle. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai laissé le général dans la disposition de se mettre en route samedi prochain, 12. Il a eu la satisfaction de trouver sa vénérable mère en aussi bon état que son grand âge le permet. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je prends plaisir à vous renouveler, mon cher capitaine, les assurances bien sincères des sentiments que vous me connaissez pour vous. Veuillez, je vous prie, faire mes compliments à M. […]</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Votre affectueux et dévoué serviteur,[^1] </p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Contant </h3>
[^1]: Archives municipales de Châtillon-sur-Seine, dépôt famille Ponsignon, 3Z.</body> |
|---|
| |
|