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CS_Jourdain_50.md| identifiant | CS_Jourdain_50.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/03/17 00:00 |
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| titre | Laurent Jourdain au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-JOURDAIN</i> - 50 - </b> Laurent Jourdain au général Clarke, ministre de la Guerre</h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Paris, le 17 mars 1808</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Monseigneur, ayant été admis à jouir du traitement de réforme, en conformité de la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 26 octobre dernier, j’ai cessé mes fonctions d’aide de camp près le général Villatte, le 20 décembre suivant, et je me suis rendu à Paris pour y recevoir de nouveaux ordres. La demande de ma réforme avait été motivée sur le mauvais état de ma santé, altérée par les fatigues des dernières campagnes et les suites d’une ancienne blessure. Votre Excellence ayant voulu s’en assurer par elle-même, n’a peut-être pas jugé ces motifs suffisamment fondés parce qu’en effet cinq à six mois de repos ont produit un changement favorable pour ma santé qui n’est cependant pas aussi bonne qu’elle le parait. Je puis au surplus assurer votre Excellence qu’aucun autre motif n’a porté le général Villatte à demander ma réforme puisque ce général, loin d’être mécontent de mes services, avait demandé de l’avancement pour moi à la fin de la dernière campagne.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ayant donc été appelé à Paris par vos ordres et remplacé dans mes fonctions près le général Villatte, mon désir serait de jouir de quelque repos dans ma famille. Mais si votre Excellence juge convenable que je reprisse du service, je la prierais de me réemployer dans le grade de capitaine adjoint à l’État-major et je lui demanderais encore dans ce cas de m’accorder une prolongation de séjour dans ma famille à Paris où des affaires indépendantes de ma santé rendent ma présence nécessaire. Je crois encore, Monseigneur, pouvoir vous demander pour destination, soit une division militaire de l’intérieur, soit le royaume d’Italie, dans une circonstance où les hostilités ont cessé sur tous les points et où je serais embarrassé de me procurer de suite de nouveaux équipages si j’étais employé à une armée active.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Enfin je supplie votre Excellence de vouloir bien ordonner que je sois payé du traitement de réforme depuis l’époque, le 20 décembre 1807, à laquelle j’ai cessé d’être en activité jusqu’à ce qu’une activité me soit rendue.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai l’honneur d’être, Monseigneur, avec le plus profond respect de votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.[^1]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Jourdain,<br/> capitaine aide de camp du général de division Villatte,<br/> membre de la Légion d’honneur.</h3>
[^1]: La lettre définitive est conservée aux archives du Service Historique de la Défense (GR, 2 Ye 2095). Archives municipales de Châtillon-sur-Seine, dépôt famille Ponsignon, 3Z.</body> |
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