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CS_Jourdain_48.md| identifiant | CS_Jourdain_48.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1808/03/07 00:00 |
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| titre | Laurent Jourdain à un colonel |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-JOURDAIN</i> - 48 - </b> Laurent Jourdain à un colonel [^1]</h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">7 mars 1808</h2>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon colonel, vous avez su par Marion que j’avais enfin exécuté la résolution que j’avais prise depuis longtemps de quitter le service. La paix m’a permis de le faire sans manquer à ce que l’honneur exigeait de moi, et le général Villatte qui avait eu la bonté de demander de l’avancement pour moi à la fin de la campagne, a encore eu celle de se prêter à mes désirs.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je suis donc arrivé à Paris porteur d’une lettre du ministre qui, d’après le mauvais état de ma santé m’admettait à jouir du traitement de réforme. Mais par une fatalité qui semble attachée à chaque tentative de ce genre que j’ai pu faire jusqu’à présent, j’ai vu d’après une audience du ministre, et du chef de la 2<sup>e</sup> division, que je n’échappais pas à la défaveur qui pèse ici d’une manière évidente sur tous les officiers réformés. Il en est sans doute qui la mérite, mais je ne croyais pas être de ce nombre, surtout ayant fait avec honneur les deux dernières campagnes. J’ai obtenu trop peu de moments du ministre pour lui exposer les titres que je crois avoir à sa bienveillance ; enfin, je n’ai pas encore les ordres nécessaires pour être payé du traitement de réforme, mais je sais que d’après une disposition générale, je ne pourrai recevoir ce traitement qu’à Paris.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Dans cette circonstance, mon colonel, je réclame de vous un service qui pourra m’être de quelque utilité, et […] de vouloir bien me faire expédier par le chef d’État-major du 6<sup>e</sup> corps, un certificat constatant que j’y ai servi activement en qualité de capitaine depuis le 20 brumaire an XIII jusqu’au 4 juin 1807, époque à laquelle je suis passé au 1<sup>er</sup> corps en qualité d’aide de camp du général Villatte, que j’y ai fait conséquemment les campagnes de vendémiaire an XIV, 1806 et 1807.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> N’ayant mérité aucun reproche dans mon service, j’espère que vous voudrez bien, mon colonel, y faire ajouter quelque chose de favorable à cet égard.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous en aurai, mon colonel, la plus grande obligation, et je vous prie de croire à la sincère assurance de mon respectueux attachement.[^2]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Jourdain</h3>
[^1]: Écrit le 8 avril au général Fririon pour le même objet.
[^2]: Archives municipales de Châtillon-sur-Seine, dépôt famille Ponsignon, 3Z.</body> |
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