| identifiant | CG15-40086.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1817/07/12 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, duc de Leuchtenberg |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 40086. - </b>À Eugène, duc de Leuchtenberg</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Longwood, 12 juillet 1817<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, je vous prie
de m’ouvrir un crédit<sup>[^2]</sup>
de 500 livres sterling<sup>[^3]</sup>
par mois à compter de 1817<sup>[^4]</sup>,
chez MM. Andrews, Street et Parker, de Londres. Vous ferez écrire à
ce banquier que le comte Bertrand tirera sur lui, tous les mois cette
somme, et qu’ils aient à y faire honneur. Ils me laissent manquer
des choses les plus nécessaires à la vie ; il est inutile que
vous m’écriviez tant que les choses seront sur ce pied<sup>[^5]</sup>.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i> Donnez de
mes nouvelles à ma femme, à ma mère, à Hortense<sup>[^6]</sup>.<sup>[^7]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: <span></span> Datée du 15 juillet 1817 par Gourgaud (Général baron Gourgaud, <i>Journal de Sainte-Hélène (1815-1818)</i>, édition augmentée d’après le texte original, introduction et note par Octave Aubry, Paris, Flammarion, 1947, vol. 2, p. 187).
[^2]: Jusqu’en juillet 1817, les dépenses de Longwood ont été couvertes par les 4000 napoléons initiaux, la vente de l’argenterie et les sommes déposées à Londres par Bertrand et Las Cases mises à la disposition de l’Empereur. Napoléon souhaite maintenant utiliser les 800 000 francs qu’il a confiés en dépôt au prince Eugène et lui demande donc de les transférer sur un compte à son nom à Londres, compte sur lequel Bertrand tirera chaque mois une traite de 500 livres, soit 12 000 francs. Ce système ne sera effectivement mis en place que fin 1818 par le Dr O’Meara, revenu à Londres, et son ami le banquier Holmes. Il fonctionnera parfaitement à partir de juillet 1819. On ne parlera plus dès lors de difficultés financières.
[^3]: <span></span> Montholon (<i>Récit de la captivité de l’Empereur Napoléon à
Sainte-Hélène</i>, Paris, Paulin libraire-éditeur, 1847, vol. 2, p. 152) et Marchand (Jean Bourguignon, Henry Lachouque, <i>Mémoires
de Marchand, premier valet de chambre et exécuteur testamentaire de
l’Empereur Napoléon</i>, Tallandier, Paris, 2003, p. 418) publient : « 12 000 francs par mois »
[^4]: Pension pour la mère du général Gourgaud, voir ci-dessus. Montholon publie : « à partir d’octobre ».
[^5]: Lettre écrite au crayon par Gourgaud au dos de celle-ci-dessus.
[^6]: Cette mention d’après Gourgaud et Montholon est autographe.
[^7]: Copie d’expédition, Bibliothèque Thiers, fonds Masson, Livre de dépense de Sainte-Hélène, carton 15. Cette lettre et la suivante sont écrites sur la même feuille de papier.</body> |
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