CG15-40036.md

identifiantCG15-40036.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1815/06/12 00:00
titreNapoléon au maréchal Davout, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 40036. - </b>Au maréchal Davout, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Laon, 12 juin 1815</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, le préfet du département de l’Aisne<sup>[^1]</sup> a 1 500 hommes de la conscription de 1815 qui sont partis. Il y a ici plusieurs dépôts de régiments qui n’ont pas d’hommes et ont des habits, ou en confectionnent, entre autres le 34<sup>e</sup>, qui est à Soissons. Je pense que, si vous répartissiez cette conscription dans les dépôts qui sont dans ce département, en proportion des habits qu’ils ont, cela ferait des renforts considérables pour l’armée, et vous épargneriez huit jours qu’ils mettent pour aller à Paris et huit jours qu’ils mettent pour revenir ; et encore aura-t-on des habits à leur donner à Paris ?</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense qu’il faut diriger la conscription de l’Alsace sur les dépôts de l’armée du Rhin<sup>[^2]</sup> ; l’idée qu’ils reviendront en Alsace quand ils seront habillés sera un nouveau motif de zèle pour les citoyens. La même chose pour l’armée de la Moselle<sup>[^3]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous prendrez la moitié de toute la conscription pour la Garde et laisserez l’autre moitié dans les dépôts les plus voisins ; vous dirigerez celle du Nord et du Pas-de-Calais sur les dépôts de la Somme.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le Dauphiné est menacé ; si vous en retiriez la conscription, cela ferait un mauvais effet. Il faut en laisser la moitié pour les dépôts de l’armée des Alpes<sup>[^4]</sup> ; la moitié de celle de la 8<sup>e</sup> division pour les dépôts de l’armée du Var<sup>[^5]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Armement : indépendamment des sept bataillons qu’a fournis le département de l’Aisne, ce département est, prêts à entrer dans Laon, 2 000 fusiliers, et à entrer dans Saint-Quentin, 2 000 fusiliers. Il est hors de doute que, dans ce département, on trouverait autant d’hommes qu’il y aurait d’armes. Je réitère la demande de 12 000 fusils, qu’on répartirait entre Avesnes, Guise, Soissons et Laon. Faites-moi connaître quand ils y seront rendus. Ordonnez, dans ces quatre places, l’établissement d’une salle d’armes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les gardes nationales du Nord continuent à arriver. Le maréchal Soult<sup>[^6]</sup>, qui en a fait la revue, me mande qu’il leur manque 10 000 fusils. Il faut faire les dispositions pour en avoir le plus tôt possible, car des gardes nationales sans fusils ne servent à rien.<sup>[^7]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: Micoud d’Umons. [^2]: Commandée par Rapp. [^3]: Commandée par Gérard. [^4]: Commandée par Suchet. [^5]: Commandée par Brune. [^6]: Major général de l’armée. [^7]: Expédition, Archives nationales, 398 Mi [fonds Suchet d’Albufera, 384 AP 251-252]. [C 22047]</body>