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CG15-39678.md| identifiant | CG15-39678.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1815/05/17 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Drouot, commandant en chef l’artillerie de la Garde |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 39678. - </b>Au général Drouot, commandant en chef l’artillerie de la Garde</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 17 mai 1815</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Faites partir un cadre de régiment de
tirailleurs de la jeune Garde pour Rouen ; faites-en partir un pour
Amiens. Ces cadres doivent être, avant de partir, bien habillés et
bien armés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre à l’ordonnateur<sup>[^1]</sup>
d’envoyer un commissaire dans chacune de ces deux villes pour y
établir un atelier d’habillement, de manière à avoir avec
promptitude, dans l’une et l’autre place, de quoi habiller et
équiper 2 000 hommes. Cela soulagera d’autant les ateliers de
Paris<sup>[^2]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ces cadres feront des détachements
dans les départements de la Normandie et de la Picardie, et
prendront tous les moyens pour recruter des volontaires et attirer
les militaires retirés dans ces départements. Vous aurez soin d’y
envoyer d’abord 500 fusils, et, au fur et à mesure des besoins,
d’envoyer ce qui sera nécessaire pour ces deux régiments, qui
doivent se compléter dans les localités.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître s’il ne serait
pas convenable aussi d’envoyer un cadre à Orléans, pour attirer
également les militaires. On pourrait aussi en envoyer un en
Bourgogne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut que vous donniez aux chefs des
instructions pour qu’on batte la caisse, qu’on promène les
drapeaux, qu’on fasse des affiches, que les hommes qu’on enverra
dans les communes prennent enfin tous les moyens possibles de
recruter.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le régiment qui est à Amiens enverra
à Saint-Quentin, auprès des ouvriers des fabriques.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il y avait à Lyon un bataillon de
volontaires que le général Brayer avait formé pour la jeune Garde
: pourquoi ce bataillon n’est-il pas arrivé ? Parlez-en au général
Brayer<sup>[^3]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai dit plusieurs fois qu’il
fallait que les chefs de la jeune Garde fissent afficher et se
donnassent quelques mouvements pour recruter dans Paris. Vous n’avez
pas fait ce que je vous ai indiqué à cet égard : faites-le.
Envoyez des officiers dans les différentes mairies : faites-les
annoncer par la musique et les tambours, et qu’on fasse tout ce qui
convient pour exciter l’enthousiasme des jeunes gens.<sup>[^4]</sup></p>
[^1]: Dufour.
[^2]: Voir ci-dessus, n° 39676.
[^3]: Désormais affecté à Angers.
[^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 908, mai 1815, n° 176. [C 21920]</body> |
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