|
CG15-39029.md| identifiant | CG15-39029.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1815/03/12 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Joseph |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 39029. - </b>À Joseph</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 12 mars 1815</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois votre lettre
portée par votre valet de chambre<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez toutes les
nouvelles à l’Impératrice et expédiez-lui quelqu’un sous le
couvert de commerce. Plus de 30 000 hommes se sont déjà rangés
sous mes ordres et toute la partie du Lyonnais et du Dauphiné sont
en délire. Je vous envoie mes proclamations et tout ce qui a été
imprimé sur les affaires actuelles. Faites-les imprimer à un grand
nombre d’exemplaires et envoyez-les en toute diligence en Alsace
par Bâle, et en Franche-Comté par Porrentruy.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je serai dans 3 jours à
Chalon<sup>[^2]</sup>.
Je ne vois pas d’inconvénient que vous alliez à Zurich. Vous
comprenez bien qu’il faut demander que l’Impératrice et mon fils
me soient rendus sur-le-champ, que l’Autriche m’envoie quelqu’un,
que je veux spécialement la tranquillité de la France. Si le
ministre d’Autriche<sup>[^3]</sup>
pouvait venir chez vous, je le préférerais. Écrivez-lui de venir,
il ne peut s’y refuser. J’espère être à Paris du 20 au 25.
Chambéry m’appartient et le préfet nommé Finot<sup>[^4]</sup>,
neveu de Maret est un homme dévoué. J’ordonne qu’on vous
expédie par-là les proclamations imprimées. Votre courrier m’a
dit que le roi de Naples marchait avec 80 000 hommes<sup>[^5]</sup>.
Je ne comprends rien à ces nouvelles. Vous ne pouvez en avoir en 10
jours, et j’en ai eu depuis cette époque. Il n’était même
point informé de ce que j’ai fait. J’ai débarqué avec 600
hommes de ma Garde, et je n’ai rencontré aucun étranger<sup>[^6]</sup>.<sup>[^7]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: <span></span> Thomas Sari, cousin de Jean Mathieu Sari, commandant en second de l’<i>Inconstant</i>. Joseph Bonaparte était en Suisse, au château de Prangins, sur les bords du lac de Genève. Originaire d’Ajaccio, la famille Sari est fidèle aux Bonaparte. Les frères de Thomas se sont rendus à l’île d’Elbe : Joseph Sari a été engagé par Napoléon comme adjoint de Peyrusse et Jérôme Sari a été flanqueur de la garde à l’île d’Elbe (il combattra à Waterloo).
[^2]: Il y sera dans la soirée du 14 mars.
[^3]: Le baron von Schrand, ambassadeur d’Autriche à Zurich.
[^4]: Finot est préfet du Mont-Blanc depuis 1810. Il quittera pourtant ses fonctions deux jours plus tard et devra être remplacé.
[^5]: Il va en effet tenter de conquérir toute l’Italie en s’attaquant aux Autrichiens.
[^6]: À la réception de cette lettre, Joseph entreprend les démarches demandées par Napoléon : lettres à von Schrand, à Marie-Louise et à Murat.
[^7]: Copie, Archives nationales de Suède, fonds Bernadotte.</body> |
|---|
| |
|