CG15-39018.md

identifiantCG15-39018.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1815/02/22 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 39018. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Portoferraio, 22 février 1815</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Il résulte d’un relevé fait par le trésorier qu’en 1811, 1812, 1813 et 1814, les salines<sup>[^1]</sup> ont produit 40 600 francs de profit par an. Les droits du gouvernement étant de vingt mille francs, le bénéfice pendant ces quatre années a donc été de 82 000 francs. Les dépenses ont été pendant ces quatre années, année commune, de vingt et un mille francs. Je pars de cette base, et je ne vois pas pourquoi l’on veut porter la dépense à vingt-cinq mille francs. Je pense que le contrôleur et le garde-magasin peuvent être le même individu. Pour le surplus, il faut que tout soit conforme aux quatre dernières années et que cela ne dépasse pas vingt et un mille francs. Comme le fermier avait l’embarras et le détail de la vente et d’autres affaires, c’est ce qui me détermine à porter le traitement de l’administrateur<sup>[^2]</sup> à mille francs celui du contrôleur<sup>[^3]</sup> à huit cents francs, et celui des quatre maîtres ouvriers à six cents francs chacun ou 2 400 francs pour les quatre. Je suppose que ces six individus sont ceux qui peuvent influer sur le produit. En conséquence, ils auront les appointements ci-dessus lorsque les salines rendront vingt mille francs. Lorsqu’elles produiront plus de vingt mille francs, on fera sur le surplus une retenue du quart qui sera répartie de la manière suivante : savoir, les trois cinquièmes pour l’administrateur, un cinquième pour le contrôleur et le cinquième restant pour les quatre maîtres ouvriers. Ainsi, si les salines produisaient quarante mille francs, la retenue serait de cinq mille francs dont trois mille francs pour l’administrateur, mille francs pour le contrôleur et mille francs pour les quatre maîtres ouvriers ou deux cent cinquante francs chacun. Dans ce cas, l’administrateur aurait quatre mille francs d’appointement, le contrôleur dix-huit cents et chaque maître ouvrier huit cent cinquante francs<sup>[^4]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Les salines de l’île d’Elbe font partie du domaine de l’Empereur. [^2]:  ?? [^3]: Pasquale Pezzella. [^4]: <span></span> Léon G. Pélissier, <i>Registre de l’île d’Elbe, lettres et ordres inédits de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup>, 28 mai 1814 - 22 février 1815, Fontemoing, 1897, p. 269, n° 183. Extrait [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret, <i>Archives du général comte Bertrand</i>, Drouot, 13 décembre 1982, n° 102-6.</body>