CG15-38984.md

identifiantCG15-38984.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1815/01/18 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38984. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">San Martino, 18 janvier 1815</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire que vous teniez un conseil d’administration de la mine de Rio<sup>[^1]</sup> pour arrêter ses produits jusqu’au 1<sup>er</sup> janvier 1815. Il paraît qu’elle ne rend plus rien maintenant, et cependant les dépenses pour les ouvriers sont toujours les mêmes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Remettez-moi avant la fin du mois le budget de l’île en recettes et en dépenses pour 1814 et 1815 et le budget de la maison, auquel on ajoutera le fonds spécial provenant de la vente des casernes.<sup>[^2]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: L’exploitation du minerai de fer constituait la richesse principale de l’île. Située près de Rio Montagne, la mine était connue depuis fort longtemps. Dirigée par André Pons de l’Hérault, elle avait été concédée sous l’Empire à la Légion d’Honneur qui recevait des bénéfices conséquents, de l’ordre de 300 000 francs par an, ce qui représentait trois fois le produit des impositions de l’île. De nombreux ouvriers originaires pour la plupart de la petite ville de Rio y travaillaient. Quand l’île d’Elbe fut cédée à Napoléon, la mine lui revint de droit. [^2]: <span></span> Léon G. Pélissier, <i>Registre de l’île d’Elbe, lettres et ordres inédits de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i>, 28 mai 1814 - 22 février 1815</i>, Fontemoing, 1897, p. 242, n° 160. Extrait [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret, Archives du général comte Bertrand, Drouot, 13 décembre 1982, n° 101-4.</body>