CG15-38966.md

identifiantCG15-38966.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/12/27 00:00
titreNapoléon au général Drouot, gouverneur de l’île d’Elbe
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38966. - </b>Au général Drouot, gouverneur de l’île d’Elbe</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Portoferraio, 27 décembre 1814<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Drouot, présentez-moi trois officiers, chefs de bataillon ou capitaines à la suite, pour commander les forts Montebello, Saint-Hilaire et Saint-Cloud. Les uns et les autres y seront logés et ne pourront découcher ; ils auront les clefs des magasins des vivres, des poudres et des citernes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">À compter du 1<sup>er</sup> janvier, le service des forts Montebello, Saint-Hilaire et Saint-Cloud sera fait par un sergent et 10 hommes du bataillon corse. Il y aura de plus dans chaque fort deux canonniers. Ces détachements seront relevés tous les mois, et ils n’auront pas d’autre caserne. Tous les hommes formant la garnison de ces forts devront toujours s’y trouver à une heure avant le coucher du soleil, et ils ne pourront sortir pour aller en ville que par la permission du commandant, qui ne l’accordera qu’à une heure après le lever du soleil, et seulement à la moitié de la garnison ; de sorte qu’il devra toujours y avoir au fort cinq hommes et un canonnier. Par ce moyen, trente hommes du bataillon corse se trouveront logés, ainsi que six canonniers.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le fort Montebello sera armé de deux pièces de canon d’un calibre supérieur à celui de 8, montées sur affût de siège, d’un mortier de 6 pouces et d’un obusier, tout cela approvisionné à 100 coups par pièce.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le fort Saint-Hilaire aura trois pièces d’un calibre supérieur à 12 ; le fort Saint-Cloud aura deux pièces d’un calibre supérieur à 12. Le fort Montebello seul aura du biscuit, de l’eau-de-vie et de l’huile pour 50 hommes pendant un mois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous ferez embarquer les pièces pour le fort Montebello sur un grand canot monté par les marins de la Garde, avec un détachement d’artillerie, et comme si elles étaient destinées pour le cap Saint-André. On les débarquera au pied du fort ou sur la plage la plus voisine. Je désire que ces forts soient armés dans la semaine, et que, dès le 1<sup>er</sup> janvier, le commandant et la garnison y soient placés. Vous ferez mettre au fort Montebello, indépendamment de la garnison, 10 grenadiers ou chasseurs de la Garde, choisis parmi les travailleurs. Ces hommes ne feront que travailler au déblayement et à prix fait.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous donnerez les ordres les plus précis pour que la garnison de ces trois forts soit exercée sur-le-champ à la manœuvre du canon, de manière que, quinze jours après, ces hommes soient capables de servir aux pièces.<sup>[^2]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> La <i>Correspondance</i> (n° 21660) date cette lettre du 25. [^2]: <span></span> Michel Ersilio, « Napoleon all’Elba (Documenti dell’archvio Drouot) », in <i>Bollettino storico Livornese</i>, 5<sup>e</sup> année n° 2, avril-juin 1941-XIX, p. 94, n° 174, d’après les archives de Florence.</body>