CG15-38945.md

identifiantCG15-38945.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/11/16 00:00
titreNapoléon au général Drouot, gouverneur de l’île d’Elbe
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38945. - </b>Au général Drouot, gouverneur de l’île d’Elbe</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Portoferraio, 16 novembre 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Ordonnez au capitaine Paoli<sup>[^1]</sup> de se rendre avec vingt gendarmes et dix hommes à cheval à Capoliveri<sup>[^2]</sup> ; il sera appuyé par le chef de bataillon Colombani avec les cent quarante Corses et un capitaine et quarante hommes qui partiront de Longone, ce qui fera <span style="font-variant: small-caps">230</span> hommes. Il réglera la marche de manière à arriver en même temps. À cet effet, la colonne de Longone recevra l’ordre comme si elle partait pour Portoferraio. Chaque homme aura trois paquets de cartouches. Il fera arrêter le prêtre qui a été le chef de cette émeute, ainsi que deux autres. Il restera avec sa colonne à Capoliveri jusqu’à ce que les contributions soient payées. Il logera chez les cinquante qui seront les plus arriérées.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le sieur Bigischi, secrétaire général de l’intendant, y ira (<i>sic</i>), avec une lettre de l’intendant, pour faire constater la mauvaise conduite, faire arrêter les trois chefs de l’émeute et faire payer sur-le-champ les contributions : sans quoi Capoliveri pourra essuyer des malheurs. En prévenir la ville. Il s’arrangera de manière à n’arriver qu’une heure avant la troupe et, si les notables font entendre raison aux habitants, les gendarmes seuls entreront dans la ville.<sup>[^3]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Ours François Paoli, commandant de gendarmerie maintenu en fonction à l’arrivée de Napoléon. [^2]: Les Capoliverais se sont révoltés contre l’impôt foncier. Ils mettront en fuite les gendarmes envoyés par l’empereur, ce qui l’obligera ensuite à mobiliser deux compagnies contre eux. [^3]: <span></span> Copie, Archives nationales, 400 AP 143. [<i>Registre</i>, n° 129]</body>