| identifiant | CG15-38919.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/10/21 00:00 |
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| titre | Napoléon à Peyrusse, trésorier de la couronne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38919. - </b>À Peyrusse, trésorier de la couronne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Portoferraio, 21 octobre 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai reçu votre compte au premier
septembre : 1<sup>o</sup> Je vois que vous avez avancé six
mille francs à l’intendant<sup>[^1]</sup>
pour les routes<sup>[^2]</sup> : faites
régulariser cette dépense, et portez-la sur le budget des routes.
2<sup>o</sup> Je vois également que vous avez avancé quinze mille
francs au commandant du génie<sup>[^3]</sup> : faites
aussi régulariser cette somme, puisqu’il y a des fonds sur les
bâtiments<sup>[^4]</sup>.
3<sup>o</sup> La dépense de dix-huit mille francs pour objets divers
qui appartiennent à différents chapitres, doit également être
régularisée, sans quoi il n’y aura plus d’ordre. Qu’est-ce
qui empêche de porter sur le fonds des meubles ceux venus de Gênes,
les marbres, les vases d’albâtre, les réverbères, les lustres ?
Quant aux deux fonds de cinq mille francs, ou ces fonds sont en dépôt
à Gênes et alors il faut les porter comme ceux qui sont à Rome, où
ils seront employés à solder les achats faits, et il faut les
régulariser. Il ne faut pas porter comme dépense d’avance les
92 000 francs que vous avez à Rome, mais comme restant en
caisse, puisque ils sont là à votre disposition : ils
sont donc très mal placés à la feuille 11 de votre compte, qui a
pour titre <i>Récapitulation des Dépenses</i>. Faites régulariser
les 9 200 francs que vous avez avancés à la marine pour les
travaux du génie, etc. Votre restant en caisse doit être augmenté
des soixante mille francs qui sont en argent à Rome, et des
trente-deux mille francs de traites. Alors au lieu d’avoir des
traites pour soixante-neuf mille francs, vous en aurez pour plus de
cent mille francs. Dans votre prochain compte, joignez à votre
restant en caisse l’état des échéances de toutes les traites,
ainsi que les places sur lesquelles elles sont.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous trouverez ci-joint une note des
augmentations et réductions que j’ai faites sur différents
articles du budget, et qui permettront de régulariser les sommes qui
ne le sont pas encore.<sup>[^5]</sup></p><p style=""><br/>
<br/>
</p>
[^1]: Giuseppe Balbiani, intendant depuis mai 1814.
[^2]: À l’arrivée de Napoléon, les routes sont mal entretenues et certaines villes ne sont même par reliées entre elles à cause de l’ancien morcellement de l’île entre différents seigneurs. Afin que ses voitures puissent rouler partout, l’empereur lance plusieurs chantiers d’aménagement routier en les finançant généralement avec le produit des impôts.
[^3]: Le capitaine Raoul nommé en mai 1814.
[^4]: Dès les premiers jours de son règne, Napoléon organise son « petit Empire ». Cinq grands ensembles administratifs sont définis : une administration générale dirigée par l’intendant regroupant les services civils autrefois de la compétence du sous-préfet, les communes, les Domaines réservés à l’empereur (palais ou domaines productifs), la Maison de l’empereur regroupant la cour et le personnel domestique et enfin les forces armées (soldats, fortifications et casernes). Fidèle à ses principes, Napoléon tient absolument à ce que chaque ensemble conserve des comptes séparés.
[^5]: <span></span> Léon G. Pélissier, <i>Registre de l’île d’Elbe, lettres et
ordres inédits de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup>, 28 mai 1814 - 22 février 1815, Paris, Fontemoing, 1897, p.162, n° 103.</body> |
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