CG15-38839.md

identifiantCG15-38839.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/09/01 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38839. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Madone, 1<sup>er</sup> septembre 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bertrand, j’ai reçu votre rapport et la lettre du sieur Pons. Il résulte que le Génois ne consent à prendre que 430 <i>centi</i> de minerai<sup>[^1]</sup>, tandis qu’en 1812 et 1813, il y en a eu de vendus 458. N’est-il pas à craindre qu’il ne vende le surplus en Toscane, et qu’il n’exige cependant la prime de 20 % ? Comment pourrait-on s’assurer que tout le minerai a été consommé dans la Ligurie ? Y a-t-il en Ligurie des établissements voisins de ceux de Toscane ? Le minerai pour Gênes est-il vendu à un prix constant ? Enfin le sieur Pons croit-il ce marché avantageux, oui ou non ? Il serait convenable qu’il fît un rapport raisonné là-dessus. Je n’ai rien à dire à toutes les autres observations. </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i> J’avais supposé que ce négociant génois avait offert l’exportation d’un quart au-dessus des années ordinaires, ce qui m’avait fait regarder ce marché comme avantageux.<sup>[^2]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: L’exploitation du minerai de fer constituait la richesse principale de l’île. Située près de Rio Montagne, la mine était connue depuis fort longtemps. Dirigée par André Pons de l’Hérault, elle avait été concédée sous l’Empire à la Légion d’Honneur qui recevait des bénéfices conséquents, de l’ordre de 300 000 francs par an, ce qui représentait trois fois le produit des impositions de l’île. De nombreux ouvriers originaires pour la plupart de la petite ville de Rio y travaillaient. Quand l’île d’Elbe fut cédée à Napoléon, la mine lui revint de droit. [^2]: <span></span> Expédition d’après photographie [catalogue de vente], Ader<i>, Lettres et manuscrits autographes</i>, Paris, 18 juin 2015, n° 274. [Pélissier, n° 62].</body>