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CG15-38837.md| identifiant | CG15-38837.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/09/01 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38837. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Madone, 1<sup>er</sup> septembre 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bertrand, je vous
envoie une note du sieur Lapi sur les bois à couper dans le domaine
de Saint-Martin<sup>[^1]</sup>.
Il en résulte que pour une dépense de 952 francs j’aurai une
grande quantité de bois transportée dans la plaine de Saint-Martin.
Faites-moi connaître la valeur de ce bois, pour combien de temps
cela pourrait faire l’approvisionnement de la maison, et combien
cela me coûterait si j’achetais la même quantité de bois à
Portoferraio, afin que je sache ce que je gagnerais.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire qu’on nomme sur-le-champ
un garde pour Saint-Martin, et qu’on fasse dire au vacher qu’il
sera responsable de dommage que feront ses vaches. Cela est de
rigueur.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous envoie également un rapport du
sieur Lapi sur la forêt de Giove. C’est en vain qu’on y mettrait
de nouveaux gardes, s’ils n’y demeurent pas. Je crois que le plus
important maintenant serait d’y faire bâtir une maison pour le
logement du garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous verrez par un autre rapport du
sieur Lapi que, moyennant cette dépense de 2 450 francs,
j’aurai une certaine quantité de bois des forêts de Giove et de
la Bandita de Volterraio, transportée sur le bord de la mer.
Comparez cette quantité de bois avec l’approvisionnement de la
garnison de Portoferraio pendant un an, et dites-moi combien elle me
coûterait si j’avais à l’acheter à Portoferraio, afin que je
voie ce que me rendront ces deux coupes. Je vois, par exemple, que
les échalas pourront être vendus 1 260 francs, et cependant
ils m’auront coûté 560 francs pour Giove et 700 francs pour la
Bandita, <i>c’est-à-dire 1 260 francs</i>. Si tout le reste
est comme cela, il est certain que je ne gagnerais <i>rien</i>.
Approfondissez cela. Je pense qu’il ne faut pas couper de gros
arbres. Il faut d’abord faire élaguer par les ouvriers de la
mine ; vous savez que le sieur Pons a proposé un projet
pour cela. Cet élagage aura le double avantage d’être utile à la
forêt et de rendre beaucoup de bois.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style=""><br/>
<br/>
</p>
[^1]: Le terrain et la villa de Saint-Martin ou San Martino fut achetée le 27 juin 1814 pour la somme de 43 539 francs. On l’appellera le « Saint-Cloud » de l’île d’Elbe, Napoléon s’y rend généralement en fin de semaine.
[^2]: Expédition collection Jean Sénéchal. [C 21628]</body> |
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