CG15-38825.md

identifiantCG15-38825.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/08/27 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38825. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Madone, 27 août 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai reçu votre projet sur le palais<sup>[^1]</sup>. Le grand inconvénient qu’il y aurait à augmenter la chambre à coucher, c’est qu’il faudrait abattre une muraille, ce que l’architecte<sup>[^2]</sup> et le maçon déclarent pouvoir compromettre la solidité de la maison ; ensuite il faudrait en faire autant en haut, ce qui donnerait beaucoup de grandes pièces et pas assez de petites pour le service. L’escalier à faire dans mon bureau est inutile, puisqu’on en fait un petit en dehors à côté de la galerie. Je ne vois pas d’inconvénient à abattre l’escalier pour agrandir la galerie qui est la principale pièce de la maison. Lorsque le plafond serait fait, que les croisées seraient symétrisées, cela ferait un beau salon. Ce travail ne peut guère se faire que pendant mon absence, puisqu’il faudra le démeubler. Quand ma chambre à coucher et mon cabinet seront-ils terminés ? Pourrai-je les habiter lundi ? Où en est la salle d’en haut ? Ma chambre à coucher actuelle éprouverait une augmentation notable si on pouvait abattre la muraille qui la sépare de l’endroit où est actuellement ma baignoire. Si cette muraille n’est d’aucune utilité, il faudrait le faire, la cheminée devrait alors être placée quelque part. Je ferais ma salle de bains de la chambre où est mon petit lit en fer, mes deux cabinets et la salle à manger resteraient comme ils sont. Ainsi donc, pour le moment, il faut abattre l’escalier et agrandir la galerie, faire un petit escalier en limaçon à l’extrémité de la galerie en dehors, et abattre la muraille pour agrandir ma chambre à coucher. Nous causerons des autres changements.<sup>[^3]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Il est question ici du « palais » des Mulini installé sur un rocher dominant Portoferraio et que Napoléon a choisi pour résidence principale. Deux anciens pavillons du génie furent réunis, agrandis et surélevés pour former ce que l’on appelle les Mulini. [^2]: Paolo Bargigli, architecte en chef venu de Carrare. [^3]: <span></span> Léon G. Pélissier, <i>Registre de l’île d’Elbe, lettres et ordres inédits de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup>, 28 mai 1814 - 22 février 1815, Paris, Fontemoing, 1897, p. 90, n° 58.</body>