CG15-0269S.md

identifiantCG15-0269S.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/10/06 00:00
titreNapoléon au Directoire exécutif de la République cisalpine
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 269.S - </b>au Directoire exécutif de la République cisalpine</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Passariano, 15 vendémiaire an VI [6 octobre 1797]</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je regarde, citoyens directeurs, la négociation comme à peu près impossible à s'arranger pour les prétentions absurdes que fait la Maison d'Autriche sur une grande partie des États vénitiens. Dans peu de jours, les hostilités recommenceront. </p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous sentez donc combien il est indispensable que vous employiez toute votre autorité pour procurer au citoyen Haller[^1] tous les moyens de satisfaire promptement aux besoins de l'armée. </p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous sentez combien il est nécessaire de mettre promptement à exécution la levée des hussards. Votre nation ne sera rien si vous n'accoutumez pas les gens riches à porter les armes. Entendez-vous avec le général Vignolle[^2] pour qu'il désigne de préférence, pour former ces compagnies, les jeunes gens que vous désirez. C'est le seul moyen de tout arranger. Venise et toute la terre-ferme nous fournissent une compagnie par ville. La République cisalpine sera-t-elle donc la seule qui ne fera rien pour sortir de cet engourdissement qui la déshonore. Vous avez envoyé à l'armée une légion qui n'est que de 900 hommes et qui est absolument dépourvue de tout. Il n'y a pas de petite ville des États vénitiens qui n'eût fait davantage. Voyez de faire passer des souliers, de l'argent aux Polonais et au général Lahoz[^3] et d'envoyer des chevaux pour atteler votre artillerie afin que le peu de soldats que vous pouvez fournir ne manquent de rien. Prenez toutes les mesures qui peuvent assurer la tranquillité pendant le temps que je serai éloigné.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Emmanuel de Haller (1745-1800), banquier suisse, deuxième fils du naturaliste Albert de Haller, administrateur des Finances à l’armée d’Italie. [^2]: Martin Vignolle (1763-1824), adjudant général chef de brigade, à l’armée d’Italie depuis 1794, il est sous-chef d’état-major sous Bonaparte qui le nomme général de brigade en août 1796 pour récompenser ses services. Il est chef d’état-major par intérim lorsque Berthier se rend à Paris pour remettre au Directoire le texte du traité de Campoformio et devient ministre de la Guerre de la République cisalpine le 21 novembre 1797, fonction qu’il occupera jusqu’au 21 février 1799. [^3]: Joseph Lahoz d’Ortiz (1766-1799), Lombard originaire de Mantoue, chef de brigade à l’armée d’Italie, il y commande la légion lombarde en 1797. [^4]: Copie, Archives nationales, papiers de Pierre Nicolas Rapetti, AB XIX 5348, d’après les Archives de Milan.</body>