CG15-38822.md

identifiantCG15-38822.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/08/26 00:00
titreNapoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38822. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Madone, 26 août 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm"> [...] Je désire, jeudi prochain, avoir un pied-à-terre à Saint-Martin<sup>[^1]</sup>. L’architecte<sup>[^2]</sup> m’avait fait espérer que tout le premier étage serait fini le 1<sup>er</sup> septembre, les 3 pièces du côté du levant, le 2<sup>e</sup> salon et les trois pièces du côté du couchant doivent être terminées. Il n’y a pas de grande salle qui ne peut pas l’être. Je voudrais que le rez-de-chaussée pût être terminé, du moins en partie, pour cette époque. Faites-moi connaître quels sont les meubles qu’on pourrait y placer </p><p style="margin-bottom: 0cm">[...] Pendant que Madame est absente, faites retirer de chez elle, le canapé vert que j’ai fait venir de Gênes, la table de marbre sur un seul pied, celle avec 3 pieds<sup>[^3]</sup>, une chaise longue noire et la moitié des chaises noires, un petit bureau ayant des glaces, un lustre, un fauteuil vert et 2 chaises vertes pour aller avec le canapé [...]<sup>[^4][^5]</sup></p><p style="text-indent: 0cm; margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style=""><br/> <br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Le terrain et la villa de Saint-Martin ou San Martino fut achetée le 27 juin 1814 pour la somme de 43 539 francs. On l’appellera le « Saint-Cloud » de l’île d’Elbe, Napoléon s’y rend généralement en fin de semaine. [^2]: Paolo Bargigli. [^3]: Ces mots ainsi que « noire » seraient autographes selon le catalogue de vente. [^4]: Le catalogue résume la fin de la lettre : Une couverture blanche sera jetée sur la chaise longue que la princesse a rapportée de Rome, en attendant qu’elle soit recouverte. Il faudra également enlever quelques glaces. L’Empereur insiste, le comte Bertrand devra fournir « un état des meubles que nous avons à Saint-Martin ». [^5]: <span></span> Extrait [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret, <i>Archives du général comte Bertrand</i>, Drouot, 13 décembre 1982, n° 88.</body>