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CG15-38810.md| identifiant | CG15-38810.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/08/24 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Bertrand, grand maréchal du palais |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38810. - </b>Au général Bertrand, grand maréchal du palais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Madone, 24 août 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bertrand, l’officier
d’ordonnance Pérès<sup>[^1]</sup>
est arrivé ce matin à six heures. Le capitaine Baillon a fait
descendre aujourd’hui à Marciana tout ce qui était nécessaire
pour Madame. J’envoie Bernotti avec mon canot, mais je crois vous
avoir mandé que Madame ne doit venir que dans le cas où cela lui
ferait beaucoup de plaisir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai arrêté ce qui est relatif au
budget de la Pianosa<sup>[^2]</sup> ; il
est donc nécessaire que l’officier du génie<sup>[^3]</sup>
y retourne sans délai.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous trouverez ci-jointe une lettre du
sieur Lapi, dont je ne comprends pas bien le contenu. Mon intention
est de payer comptant les biens du sieur Martin dont je dois prendre
possession sur-le-champ ; mais il est des vignes, des
terres, etc., dont je ne dois jouir qu’après la récolte, et que
je ne dois payer que dans ce temps, puisque sans cela il faudrait un
nouvel acte de prise de possession. Faites approuver par le conseil
le projet de contrat des nouvelles acquisitions, ainsi que celui des
anciennes, afin de voir s’il est en règle et s’il n’y a aucune
nullité.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai su par Bringuer<sup>[^4]</sup>
que la maison où je veux établir des remises et qui est estimée
plus de 2 000 francs est hors de service ; allez la
voir avec le sieur Lapi, et, si cette maison est effectivement en
mauvais état, je préférerais acheter les vignes qui en dépendent
et pour ne pas faire l’acquisition d’une maison qui ne pourrait
pas me servir. Assemblez un conseil de maison, et aussitôt qu’il
aura donné son avis sur le contrat, et qu’il se sera assuré qu’il
n’y a plus d’hypothèques, vous m’en rendrez compte, pour que
je donne les fonds nécessaires pour le payement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne compte pas rester ici plus de
quatre ou cinq jours. Tâchez que je trouve mon cabinet et ma chambre
à coucher terminés, ainsi que la façade de la maison du côté du
jardin, au moins le haut. Discutez le nouveau projet de
l’architecte<sup>[^5]</sup>,
qui veut conserver la salle entière. Si on adopte ce projet, on
pourrait laisser l’escalier qui existe.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai pensé qu’il serait convenable
de remettre la fête de Longone au 8 septembre ; c’est
fête au Montserrat, où tout le monde se rend. Faites une pointe sur
Longone pour voir si mon appartement sera habitable pendant quelques
jours. J’y porterais mes lits de fer ; mais il ne faut
pas faire de nouvelles dépenses.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Comme le sieur Ventini<sup>[^6]</sup>
sera nécessaire pour le conseil, il peut rester à
Portoferraio ; les sieurs Bernotti et Colonna suffiront à
Madame pour l’accompagner.<sup>[^7]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style=""><br/>
<br/>
</p>
[^1]: Carlo Perez, officier d’ordonnance de l’empereur depuis mai 1814.
[^2]: Située à quelques encablures de l’île d’Elbe, l’île de la Pianosa est militairement occupée par Napoléon dès les premiers jours de son règne. Cette terre minuscule qu’il voudra mettre en état de défense et peupler sera sa seule conquête pendant les 300 jours qu’il passe à l’île d’Elbe.
[^3]: Le lieutenant Larabit.
[^4]: Enseigne de vaisseau auxiliaire.
[^5]: Paolo Bargigli, architecte en chef venu de Carrare.
[^6]: Vincent Paul Vantini, chambellan depuis mai 1814 est l’un des principaux notables de l’île.
[^7]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 21617, d’après l’original communiqué par le général Bertrand. Extrait [catalogue de vente], J. Vidal-Mégret, <i>Archives du général
comte Bertrand</i>, 3<sup>e</sup> vente, Drouot, 23 mai 1986, n° 10.</body> |
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