CG15-38797.md

identifiantCG15-38797.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/08/18 00:00
titreNapoléon à Marie-Louise
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38797. - </b>À Marie-Louise</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Portoferraio, 18 août 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Ma bonne Louise, je t’ai écrit souvent. Je suppose que tu as fait de même ; cependant je n’ai reçu aucune de tes lettres depuis celle de quelque jour de ton départ de Vienne. Je n’ai reçu aucune nouvelle de mon fils. Cette conduite est bien bête et atroce. Madame est ici et se porte bien ; elle est bien établie. Je suis bien portant. Ton logement est prêt et je t’attends dans le mois de septembre pour faire la vendange. Personne n’a le droit de s’opposer à ton voyage. Je t’ai écrit là-dessus<sup>[^1]</sup>. Viens donc. Je t’attends avec impatience. Tu sais tous les sentiments que je te porte. Je ne t’écris pas plus au long, puisqu’il est possible que cette lettre ne te parvienne pas. La princesse Pauline sera ici au milieu de septembre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Voilà ta fête. Je te la souhaite bonne. Plains-toi de la conduite que l’on tient, empêchant une femme et un enfant de m’écrire. Cette conduite est bien vile. Adio, mio bene,<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Nap</p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Voir ci-dessus, n° 38782. Espérant recevoir le duché de Parme, Marie-Louise n’entend pas contrarier la cour de Vienne en se rendant à l’île d’Elbe. [^2]: <span></span> Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, N.A.F. 12487 III, publiée par Louis Madelin, <i>Lettres inédites de Napoléon à Marie-Louise, écrites de 1810 à 1814</i>, Paris, BNF, 1935, p. 255, n° 317.</body>