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CG15-38652.md| identifiant | CG15-38652.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/04/11 00:00 |
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| titre | Napoléon à Marie-Louise, impératrice |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38652. - </b>À Marie-Louise, impératrice</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fontainebleau,
11 avril 1814, 9 heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Ma bonne amie, j’ai reçu ta lettre.
Tes peines sont toutes dans mon cœur ; ce sont les seules que
je ne puis supporter. Tâche donc de surmonter l’adversité. Ce
soir je t’enverrai l’arrangement qui a été fait<sup>[^1]</sup>.
On me donne l’île d’Elbe et à toi et ton fils, Parme, Plaisance
et Guastalla. C’est un objet de 400 000 âmes et 3 ou 4
millions de revenus. Tu auras au moins une maison et un beau pays
lorsque le séjour dans mon île de l’Elbe te fatiguera et que je
te deviendrai ennuyeux, ce qui doit être lorsque je serai plus vieux
et toi encore jeune. Metternich est à Paris ; je ne sais pas où
est ton père. Il faudrait t’arranger pour le voir en route. Si tu
ne peux avoir la Toscane et que ton sort soit réglé, demande-lui la
principauté de Lucques, de Massa, de Carrare et les enclaves, enfin
que ta principauté soit en communication avec la mer. J’envoie
Fouler<sup>[^2]</sup>
pour arranger tous les équipages. Je me rendrai aussitôt que tout
sera fini à Briare<i>,</i> où tu viendras me rejoindre, et nous
irons par Moulins, Chambéry<i>,</i> à Parme, et de là nous
embarquer à La Spezzia. Aldobrandini doit t’accompagner pendant
ton voyage. J’approuve tous les arrangements que tu fais pour le
petit roi ; si M<sup>me</sup> Boubers<sup>[^3]</sup>
veut venir, elle serait convenable pour faire son éducation. Ma
santé est bonne, mon courage au-dessus de tout, surtout si tu te
contentes de mon mauvais sort et que tu penses t’y trouver encore
heureuse. Adieu, mon amie ; je pense à toi et tes peines sont
grandes pour moi.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tout à toi.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Nap</p>
[^1]: L’arrangement dont il est question désigne le traité de Fontainebleau.
[^2]: Albert Fouler de Relingue, vétéran de nombreuses campagnes, grand-écuyer adjoint.
[^3]: La comtesse de Boubers-Bernâtre, sous-gouvernante du roi de Rome.
[^4]: <span></span> Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, N.A.F. 12487 III, publiée par Louis Madelin, <i>Lettres inédites de
Napoléon à Marie-Louise, écrites de 1810 à 1814</i>, Paris, BnF, 1935, p. 241, n° 302. </body> |
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