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CG15-38651.md| identifiant | CG15-38651.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/04/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Caulaincourt, ministre plénipotentiaire de l’Empereur au congrès de Chatillon |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38651. - </b>Au général Caulaincourt, ministre plénipotentiaire de l’Empereur au congrès de Chatillon</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fontainebleau,
11 avril 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Vicence, j’ai reçu votre lettre du 10 avril. Je tiens toujours à
ce que vous ne fassiez pas usage de la pièce que je vous ai remise,
parce qu’elle est incomplète et n’a pas de date ; qu’elle
est mal libellée par rapport à l’Italie, et qu’enfin il pourra
y être suppléé à l’échange des ratifications.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’impératrice paraît
ne pas vouloir aller à l’île d’Elbe comme demeure fixe. Elle
m’a mandé le 9, d’Orléans, qu’elle allait se rendre près de
son père pour lui demander la Toscane. Vous saurez à Paris où est
l’empereur d’Autriche, et vous pourrez de là calculer quand elle
y sera arrivée.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense qu’il ne
faut rien signer pour la Toscane, car personne ne veut aller à l’île
d’Elbe hors moi, et qu’enfin si l’on ne veut rien faire pour
l’impératrice, ce traité est sans équivalent.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désirerai que dans
la conversation avec le ministre des Affaires étrangères
d’Angleterre, vous le sondiez pour savoir si le gouvernement
anglais verrait de l’inconvénient à me donner refuge en
Angleterre avec la garantie qu’a tout citoyen anglais et avec une
liberté entière et absolue.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’impératrice est
malade. L’empereur Alexandre a eu l’honnêteté d’envoyer près
d’elle M. de Chouvalov. Comment l’Autriche n’a-t-elle envoyé
personne pour la protéger ? Ce sont de ces choses
inconcevables ; faites-le sentir à M. de Metternich. Cette
indifférence et ce mépris pour leur sang les déshonorent aux yeux
de tous les peuples et de tous les hommes !
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne puis pas faire
venir l’impératrice à Fontainebleau qui est aujourd’hui un
avant-poste par suite de la cession de la route de Pont-sur-Yonne et
de Sens.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">S’il vous est
possible, envoyez-moi copie des articles, dont vous étiez convenu
avec M. Nesselrode. Il paraît que si l’impératrice n’a pas la
Toscane, elle préférerait que nous nous retirassions en
Angleterre ; tout comme, quelque latitude que je lui ai laissée,
elle paraît dans l’intention de suivre mon sort.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous savez que les
cosaques, malgré les soins de M. de Chouvalov, ont pillé quelques
voitures de l’Impératrice.
</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3><p style="margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm"><i>P.S.</i> Il
faut prévoir que sans la Toscane, je ne ratifierai pas.<sup>[^1]</sup></p>
[^1]: Expédition, Archives nationales, fonds Caulaincourt, 95 AP 14.</body> |
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