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CG15-38619.md| identifiant | CG15-38619.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/23 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Ney, commandant la 1re division de la jeune Garde |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38619. - </b>Au maréchal Ney, commandant la 1<sup>re</sup> division de la
jeune Garde</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Château du
Plessis près Longchamp, 23 mars 1814, dix heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Le propriétaire de la maison où je
suis, qui loge à Vitry le commandant de la place<sup>[^1]</sup>,
m’assure que la ville est en mauvais état de défense, que le
commandant n’imagine pas pouvoir s’y défendre, et qu’un
simulacre d’attaque la ferait indubitablement se rendre. Je pense
que vous devez ranger en bataille la division Lefol<sup>[^2]</sup>
sur deux lignes de hauteur, avec toute votre artillerie. Vous devez
faire le meilleur usage possible des deux divisions de Milhaud<sup>[^3]</sup>.
Vous devez faire occuper un faubourg, faire avancer des pièces de
canon ; et, comme l’ennemi n’a qu’un certain nombre de
canons sur un bastion, vous pouvez en mettre un plus grand nombre
contre lui. Les batteries de 12 du duc de Tarente doivent arriver à
chaque instant. Il faut commencer une vive canonnade, s’emparer de
deux ou trois faubourgs et sommer la ville. J’ai lieu d’espérer
que cela produira de l’effet.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ayant reçu avis que l’empereur
Alexandre a couché à Montier-en-Der, je me rends à Saint-Dizier,
parce que je suppose que c’est sur ce point qu’il veut nous
attaquer et nous couper le chemin ; d’autant plus que les
pertes considérables qu’il a faites avant-hier et les coureurs que
nous avons déjà à Joinville l’attireront probablement sur ce
point.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Aussitôt que la division de cavalerie
du général Sebastiani sera arrivée, renvoyez-moi celle du général
Milhaud.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai ordonné au général Milhaud
d’envoyer une division de cavalerie avec une batterie de canons sur
Châlons, où l’ennemi n’a que 400 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tâchez d’écrire à Macdonald qu’il
envoie le plus tôt possible, soit Gérard, soit Reggio, vous relever
au gué, afin que vous puissiez revenir à Saint-Dizier, car mon
opinion est que, si l’ennemi veut s’opposer à mon mouvement,
c’est sur Saint-Dizier qu’il se portera demain.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Des obus jetés sur les bastions
seraient d’un bon effet sur une garnison démoralisée<sup>[^4]</sup>.<sup>[^5]</sup></p>
[^1]: <span></span> Le colonel von <span lang="de-DE">Schwichow.</span>
[^2]: <span></span> Étienne Nicolas Lefol à la tête d’une division formée de troupes récupérées dans la 2<sup>e</sup> division militaire.
[^3]: Édouard Milhaud, toujours attaché à l’ancien corps de Victor, s’est beaucoup investi dans la défense de Troyes depuis le début du mois de mars. Il rétrograde sur Saint-Dizier.
[^4]: Note sur la minute : « portée sans signature par l’officier d’ordonnance Pretot ».
[^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 123. [C 21534] </body> |
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