CG15-38617.md

identifiantCG15-38617.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/23 00:00
titreNapoléon à la Bouillerie, trésorier général de la couronne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38617. - </b>À La Bouillerie, trésorier général de la couronne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Dizier, 23 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je réponds à votre rapport du 17 mars.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’approuve que, sur les quatre millions qui étaient à ma disposition, vous ayez disposé d’un million pour le 17<sup>e</sup> million de la Garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Aussitôt que les fonds domaniaux seront épuisés, il ne faudra plus rien payer sur le domaine extraordinaire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il ne faut plus payer l’Impératrice Joséphine<sup>[^1]</sup> que par acompte, à raison de 15 000 francs par mois. Il ne faut plus également payer désormais que par acompte les traitements qui sont au-dessus de 3 000 francs par an. Je suppose que déjà vous ne payez plus rien pour les travaux des bâtiments, du mobilier, etc. Le budget, tel qu’il a été arrêté, ne peut plus servir de règle dans les circonstances actuelles pour le courant des dépenses. Dans ce moment, c’est le cas de ne rien faire et de ne rien payer. Causez-en avec le duc de Cadore et avec Desmazis.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Envoyez-moi en chiffre un projet pour la dépense de la Maison par mois. Le trésor ne payant plus rien et le portefeuille ne rendant probablement plus rien, il faut faire en sorte que les payements réels, en y comprenant les consommations, ne dépassent pas 5 à 600 000 francs par mois. Faites ce travail avec le duc de Cadore. Je ne comprends pas dans cette limite de crédit tout ce que vous pouvez vous procurer de ressources, soit par la rentrée des coupes de bois, soit par les recouvrements qui pourront être effectués sur le portefeuille. Mais il faut faire votre travail de manière qu’il ne faille pas tirer du trésor de réserve plus de 500 000 francs par mois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous me rendez compte que vous avez en caisse 800 000 francs. Je vous autorise à tirer du trésor de réserve 2 millions ; total, 2 800 000 francs. Sur cette somme vous affecterez, 1<sup>o</sup> pour le dépôt de Versailles, 1 500 000 francs, ce qui portera le crédit de ce dépôt à 3 500 000 francs ; 2<sup>o</sup> un million pour le 18<sup>e</sup> million de la Garde. Il restera 300 000 francs pour votre service. Faites-moi connaître l’état positif de vos recettes et le projet de dépense pour le service sur la nouvelle base que je viens de vous indiquer. Je vous autoriserai donc alors à tirer tous les mois 500 000 francs, et ce à compter d’avril.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: Divorcée de l’empereur depuis 1809, l’impératrice Joséphine vit retirée au château de Navarre, près d’Évreux. Ce domaine a été érigé en duché à son attention. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 125. [C 21537]</body>