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CG15-38607.md| identifiant | CG15-38607.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/20 00:00 |
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| titre | Napoléon à Marie-Louise, impératrice |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38607. - </b>À Marie-Louise, impératrice</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Plancy, 20
mars 1814, à 1 heure du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon amie, j’ai forcé hier le passage
de l’Aube et de la Seine. Je me suis emparé de Méry, j’ai coupé
la route de Paris à Troyes, j’ai pris un bel équipage de pont à
l’ennemi, qui a évacué <i>Nogent, Vitry</i> et toute la rive de
l’Aube. Mes affaires vont bien. Ma santé est bonne, le temps est
très beau.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écris à ton père que l’idée de
nous faire faire la paix en nous humiliant et en nous enlevant Anvers
est impraticable, que la nation a de l’énergie, surtout les
paysans, qu’ils finiront par être battus, l’empire plus puissant
que jamais. Que tu le conjures de ne pas sacrifier l’empire à
l’avidité de l’Angleterre et de considérer non les passions de
Stadion et autres, mais les intérêts de sa monarchie, le bien de sa
famille, la tranquillité de sa vie. Qu’il fasse la paix sur les
bases de Francfort ; elle sera solide et, seule, elle est
conforme à l’intérêt de sa monarchie. Qu’il craigne, dans peu
de mois, d’être obligé de faire une paix désavantageuse ;
qu’il soit bien persuadé que rien ne portera l’empereur à se
désister d’avoir quelque chose, que l’on dira insuffisant à
Châtillon.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tout à toi.<sup> [^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Nap</p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: <span></span> Expédition autographe, Bibliothèque nationale de France, N.A.F. 12487 III, publiée par Louis Madelin, <i>Lettres inédites de
Napoléon à Marie-Louise, écrites de 1810 à 1814</i>, Paris, BnF, 1935, p. 226, n° 291.</body> |
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