CG15-38590.md

identifiantCG15-38590.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/18 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38590. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Épernay, 18 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, ordonnez le complément du 2<sup>e</sup> bataillon du 50<sup>e</sup> par 150 hommes qui sont à ce régiment et par 500 qui sont au 113<sup>e</sup> à Orléans, ce qui le complétera à plus de 600 hommes. Donnez ordre qu’on complète le 3<sup>e</sup> bataillon du 69<sup>e</sup>, qui a 80 hommes, en y mettant 500 hommes du 153<sup>e</sup>. Donnez ordre qu’on complète le 4<sup>e</sup> bataillon du 155<sup>e</sup> ; ce qui vous fera de suite quatre bataillons pour la 3<sup>e</sup> division.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites passer la revue de tous les dépôts pour savoir pourquoi il y a si peu d’hommes disponibles. Comment se fait-il que le 27<sup>e</sup> qui a 700 hommes, le 32<sup>e</sup> qui en a 700, le 58<sup>e</sup> qui en a 640, le 153<sup>e</sup> qui en a 1 300, le 29<sup>e</sup> léger qui en a 1 300, etc., aient si peu d’hommes disponibles ? Tout cela ne se conçoit pas et a besoin d’être remué. Il y a à Paris près de 20 000 hommes dans les dépôts. Si le général Fririon<sup>[^1]</sup> en passait une inspection rigoureuse, et si tout cela était remué, vous formeriez promptement une belle division.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le mouvement de l’ennemi ayant toujours été sur Paris, au point de négliger même les places fortes, qu’il n’a pas bloquées, c’est sur Paris que j’ai fait venir tous les conscrits ; c’est sur Paris qu’il faut faire venir tous les moyens d’armement.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p> [^1]: <span></span> François-Nicolas Fririon, inspecteur général auprès de la 1<sup>re</sup> division. [^2]: Copie d’expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 114). [C 21516]</body>