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CG15-38583.md| identifiant | CG15-38583.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/17 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38583. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Épernay, 17
mars 1814, soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, je suis arrivé ce soir à
Épernay. Je me mettrai en marche demain, avant le jour, pour me
rendre sur Arcis-sur-Aube<sup>[^1]</sup>,
où je serai le 19 à midi. J’y jetterai trois ponts, et, selon les
circonstances, je me porterai sur Méry ou sur Troyes pour tomber sur
les derrières de l’ennemi. Il faut donc que le duc de Tarente
dispute le terrain pied à pied. Dès demain, à dix heures du soir,
l’effet de mes dispositions aura lieu, car l’ennemi connaîtra
mon mouvement, et, dès ce moment, cela influera sur toute son
opération.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le duc de Raguse est resté à
Berry-au-Bac ; le duc de Trévise est à Reims ; le général
Charpentier est à Soissons. J’ai mandé au ministre de la Guerre
d’envoyer un général de brigade à Compiègne. Je laisse à
Épernay le général de brigade Vincent, qui est chargé de toutes
les levées en masse et qui a quelques détachements de cavalerie. Je
ne suppose pas que Blücher, qui a beaucoup souffert, puisse se
mettre en mouvement avant deux jours. Il aura alors l’Aisne à
passer, et le duc de Raguse ainsi que le duc de Trévise lui
disputeront le terrain.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je m’attends à de grands résultats
de mon mouvement, qui va jeter un grand désordre et une grande
confusion sur les derrières de l’ennemi et sur son quartier
général, s’il est encore à Troyes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faudra m’expédier les courriers
par La Ferté-sous-Jouarre, et de là, sur Arcis-sur-Aube, par
Épernay ou par Montmirail. Il faut recommander aux ministres de la
Guerre et de la Police de ne rien dire d’inutile et de chiffrer ce
qui serait important, jusqu’à ce qu’enfin j’aie rétabli les
communications par Nogent. Envoyez un officier à Compiègne, à
Soissons, à Reims et à Épernay. J’ai donné ordre à une
division de 12 000 hommes, que je fais réunir à Metz, de se
rendre à Châlons. Je ne sais pas si cet ordre lui parviendra. Ce
serait un grand bonheur.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p>
[^1]: Ce sont les dernières tentatives de Napoléon pour défaire l’étau des armées alliées. Le plan est d’attaquer en premier lieu Schwarzenberg avant de se tourner contre Blücher.
[^2]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12. [C 21508]</body> |
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