CG15-0248S.md

identifiantCG15-0248S.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/08/11 00:00
titreNapoléon au général Baraguey d’Hilliers, gouverneur de Venise
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 248.S - </b>Au général Baraguey d’Hilliers[^1], gouverneur de Venise</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-US" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 24 thermidor an V [11 août 1797]</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous vous rendrez, citoyen général, au Comité de salut public de Venise et vous lui direz que le général Gentili[^2] s’est emparé de la citadelle de Corfou ; parce qu’il est naturel qu’il se plaçât dans l’endroit le plus sûr et le plus naturel à garder, et qu’ils ont tort d’en concevoir ombrages ; que Brueys[^3] ne s’est point emparé de l’escadre mais seulement ayant appris que plusieurs officier vénitiens cherchaient à s’évader il a mis à bord des vaisseaux des officiers français plus accoutumé à la guerre afin de reprendre la Dalmatie que d’ailleurs dès l’instant que j’ai été informé par M. Battaglia[^4] de l’ombrage que cela portait à la municipalité, j’ai expédié une canonnière à l’amiral Brueys.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous devez faire tout ce qui est nécessaire pour &lt;…&gt; les [Cisalpins] s’ils s’éloignaient le moins du monde de leurs devoirs ; mais vous devez les mettre dans des lieux où le pays le [nécessite] et s’accoutume à eux, car vous devez penser que si la guerre arrive, je ne laisserai à Venise tout au plus que 1 500 &lt;…&gt; et autant de Cisalpins.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Passez en revue la légion cisalpine faites-la [armer] et [opérer] avec le plus grand soin, […] lui de la […], et renvoyez les officiers dont vous n’avez besoin et que la moitié soit français.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Vous direz à la municipalité de Venise que les 1 000 fusils qui restent dans l’arsenal sont pour armer les deux [nouveaux] bataillons de sa légion.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="en-US" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Louis Baraguey d’Hilliers (1764-1813), général de brigade (1793), destitué en Vendémiaire, réintégré un mois plus tard, il passe à l’armée d’Italie en mai 1796. Général de division (10 mars 1797), il occupe Venise en mai 1797. [^2]: Antoine Gentili (1743-1798), général de brigade, chef d'Etat-major pour l'expédition contre la Corse de l'hiver 1794, il commande les îles d’Hyères et le fort de Brégançon à partir de novembre 1795. Son commandement est rattaché à l’armée d’Italie en avril 1796. Il participe à la préparation de l’expédition de Corse (août 1796) et devient commandant militaire de l’île qu’il a pacifiée au début de 1797. Il commande ensuite l’expédition française sur Corfou. [^3]: François Paul Brueys d’Aigalliers (1753-1798), contre-amiral, chef de la division navale française de l’Adriatique (juillet 1796) sur le Guillaume-Tell, il transporte les troupes françaises lors de l’expédition contre les îles Ioniennes (juillet 1797). [^4]: Francesco Battaglia (1750-après 1803), provéditeur général de Venise chargé notamment des territoires de Terre ferme (1796), il s’entend d’abord avec Bonaparte puis écarté à la suite d’une proclamation anti-française qui lui est attribuée, alors qu’il s’agit peut-être d’un faux forgé par des agitateurs révolutionnaires (avril 1797). Il vit retiré après Campoformio. [^5]: <span></span><u><a href="https://www.baumanrarebooks.com/">https://www.baumanrarebooks.com/</a></u>, n° 108021, août 2017.</body>