CG15-38566.md

identifiantCG15-38566.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/16 00:00
titreNapoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38566. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Reims, 16 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, conformément aux instructions verbales que je vous ai données et à l’esprit de toutes mes lettres, vous ne devez pas permettre que, dans aucun cas, l’Impératrice et le roi de Rome tombent entre les mains de l’ennemi<sup>[^1]</sup>. Je vais manœuvrer de manière qu’il serait possible que vous fussiez plusieurs jours sans avoir de mes nouvelles. Si l’ennemi s’avançait sur Paris avec des forces telles que toute résistance devînt impossible, faites partir dans la direction de la Loire la Régente, mon fils, les grands dignitaires, les ministres, les officiers du Sénat, les présidents du Conseil d’État, les grands officiers de la Couronne, le baron de la Bouillerie et le trésor<sup>[^2]</sup>. Ne quittez pas mon fils, et rappelez-vous que je préférerais le savoir dans la Seine plutôt que dans les mains des ennemis de la France. Le sort d’Astyanax<sup>[^3]</sup> prisonnier des Grecs m’a toujours paru le sort le plus malheureux de l’Histoire.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Nap</i></p> [^1]: Voir ci-dessus, n° 38050. [^2]: Cette lettre est lourde de conséquences : Joseph s’en sert pour ordonner la fin de la bataille de Paris quelques jours plus tard. [^3]: <span></span> Fils d’Hector et prince de Troie qui, selon la légende fut jeté du haut d’une tour de la ville par Néoptolème, fils d’Achille. Dans la tragédie <i>Andromaque </i>de Racine, il est ramené prisonnier en Grèce. [^4]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12. [C 21497] </body>