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CG15-38552.md| identifiant | CG15-38552.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/15 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38552. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Reims, 15
mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, je suis
instruit qu’il y a encore beaucoup de troupes de ligne disséminées.
On m’assure qu’il y a 600 hommes de ligne à Moulins ; que
font-ils là ? Il faut que le bureau des mouvements relève tous
les détachements et les ramasse.</p><p style="margin-bottom: 0cm">En effet, j’ouvre le dernier livret
des divisions militaires, et je vois qu’il y a dans l’Allier 600
hommes du 5<sup>e</sup> bataillon du 16<sup>e</sup> de ligne<sup>[^1]</sup>,
178 hommes du 144<sup>e</sup> et 175 du 4<sup>e</sup> de dragons.
Donnez ordre que le 5<sup>e</sup> bataillon du 16<sup>e</sup> de
ligne verse tout ce qu’il a de disponible dans un cadre de
bataillon qu’on forme à Paris. Faites-y mettre également les 178
hommes du 144<sup>e</sup>. Enfin faites monter à Moulins, par tous
les moyens possibles, les 175 hommes du 4<sup>e</sup> de dragons. Le
121<sup>e</sup> à Orléans, le 122<sup>e</sup> à Blois, ont des
hommes disponibles. Aussitôt qu’il y aura 50 hommes d’armés et
d’équipés dans un dépôt, on doit les attirer à Paris pour
former la 3<sup>e</sup> division de réserve, qui doit s’y composer
de douze bataillons. Si le bureau du mouvement faisait une pareille
revue dans les corps qui sont en Picardie, en Normandie et en
Bretagne, etc., vous auriez promptement complété ces douze
bataillons.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Employez également tous les moyens
pour monter tous les hommes à pied de la cavalerie. Le bureau du
mouvement ne devrait pas avoir besoin d’être excité à ce
travail ; c’est à lui à prendre tous les moyens possibles
pour accroître nos forces. Le 4<sup>e</sup> de cuirassiers à Caen a
150 hommes à pied : il faut les monter sur-le-champ et les faire
venir à l’armée. Le 4<sup>e</sup> de ligne, à Évreux, a 300
hommes, le 48<sup>e</sup> en a 200 à Abbeville, le 92<sup>e</sup> en
a 250, etc., le 7<sup>e</sup> de cuirassiers a 200 hommes à Rouen :
que font-ils là ? Même observation pour le 6<sup>e</sup> de
chasseurs, qui a 200 hommes et 100 chevaux ; pour le 10<sup>e</sup>
de hussards, qui a 300 hommes, etc. Faites monter ces hommes
sur-le-champ, activez les remontes par tous les moyens. Faites réunir
à Paris tous les détachements que les 5<sup>es</sup> bataillons
pourront fournir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">80 hommes perdus ici, 80 hommes perdus
là, dans un état militaire comme le nôtre où il y a deux cents
dépôts, font bientôt 12 000 hommes de perdus dans
l’inactivité.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On pourrait désigner les 5<sup>es</sup>
bataillons pour recevoir la levée en masse dans les départements où
ils se trouvent.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p>
[^1]: <span></span> La minute porte « 7<sup>e</sup> de ligne ».
[^2]: Copie d’expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 96). [C 21496]</body> |
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