CG15-38539.md

identifiantCG15-38539.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/15 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38539. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Reims, 15 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Réitérez l’ordre au général Durutte de venir me rejoindre avec le général de division Rogniat, le général de brigade Beurmann<sup>[^1]</sup> et un autre général de brigade. Il amènera avec lui 6 000 hommes de la garnison de Metz, 800 de Verdun, 400 de Montmédy, 2 000 de Luxembourg, 900 de Sarrelouis, 1 200 de Longwy, 700 de Thionville ; total, 12 000 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Durutte aura soin d’avoir avec lui 10 à 12 caissons d’infanterie et ses quatorze pièces avec un approvisionnement complet. Il tirera des places tous les généraux de brigade inutiles, afin d’organiser ses divisions en quatre brigades. Il manœuvrera sans autres instructions que de venir nous joindre. L’ennemi n’est en force que sur le point où est son armée, et, en ayant les gens du pays pour soi, il sera facile au général Durutte de se rendre d’abord sur Verdun, pour de là venir soit sur Reims, soit sur Châlons, selon mon mouvement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 100<sup>e</sup> et plusieurs autres régiments n’ont que leur 5<sup>e</sup> bataillon à Metz, mais le général Durutte formera un 6<sup>e</sup> ou un 7<sup>e</sup> bataillon, en prenant les officiers et sous-officiers qui seraient à Metz, même en retraite.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p> [^1]: Frédéric Auguste de Beurmann, blessé durant la campagne de 1813, alors sans commandement et placé auprès de Durutte. Il se suicidera à Metz, le 13 avril 1815, en se tirant deux coups de pistolet. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 21490, d’après l’original communiqué par le cabinet de Napoléon III.</body>