|
CG15-38528.md| identifiant | CG15-38528.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1814/03/14 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38528. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Reims, 14
mars 1814</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Mon
frère, je reçois votre lettre du 12 mars. Je suis fâché que vous
ayez fait connaître au duc de Conegliano ce que je vous ai écrit.
Je n’aime pas tout ce caquetage. S’il entrait dans mes vues de
mettre le duc de Conegliano ailleurs<sup>[^1]</sup>,
le bavardage de Paris n’y ferait rien. La garde nationale de Paris
fait partie du peuple de France et tant que je vivrai, je serai le
maître partout, en France. Votre caractère et le mien sont
opposés : vous aimez à cajoler les gens et à obéir à leurs
idées. Moi, j’aime qu’on me plaise et qu’on obéisse aux
miennes ; Aujourd’hui, comme à Austerlitz, je suis le maître.
Ne souffrez pas que personne ne cajole la garde nationale, ni que
Regnaud<sup>[^2]</sup>
ou tout autre s’en fasse le tribun. Je suppose cependant qu’ils
font une différence du temps de La Fayette où le peuple était le
souverain avec celui-ci où c’est moi qui le suis.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">J’ai
pris un décret pour lever dans Paris 12 bataillons de la levée en
masse. Il faut donc qu’on n’arrête l’exécution de cette
mesure sous aucun prétexte. J’écris à ce sujet mes intentions
aux ministres de l’Intérieur et de la Police. Si le peuple
s’aperçoit qu’au lieu de faire ce qui lui est utile, on cherche
à lui plaire, il est tout simple qu’il se croie souverain et ne
conserve qu’une pauvre idée de ceux qui le gouvernent.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Votre affectionné frère,<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: Voir ci-dessus, n° 38518, 38519.
[^2]: Michel Regnaud de Saint-Jean-d’Angély a reçu le commandement d’une légion de la garde nationale en janvier 1814.
[^3]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12. [LEC 1147]</body> |
|---|
| |
|