CG15-38485.md

identifiantCG15-38485.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/12 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38485. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Soissons, 12 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Curély<sup>[^1]</sup>, commandant la brigade des escadrons réunis, aura sous ses ordres la ville et la garnison de Compiègne. En conséquence le bataillon du 9<sup>e</sup> de tirailleurs commandé par le chef de bataillon Thaillan et toutes les autres troupes qui sont à Compiègne seront sous ses ordres. Il prendra des mesures pour lever les gardes nationales de tout le pays depuis Soissons jusqu’à Compiègne ; il requerra à Soissons les hommes nécessaires comme gardes nationaux de la levée en masse pour compléter tous les cadres du 2<sup>e</sup> bataillon du 14<sup>e</sup> et du 136<sup>e</sup> à 140 h. Il aura soin aussi d’organiser des gardes urbaines partout où il sera nécessaire. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Demandez à ce général l’état de situation des troupes qui sont à Compiègne. Vous écrirez au major Otenin<sup>[^2]</sup> de faire partir sur-le-champ le convoi d’artillerie pour l’approvisionnement de Soissons. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant aux 14 bouches à feu il faut voir le général Neigre pour savoir ce que c’est que ces bouches à feu qu’on envoie à Compiègne. Il est bon d’en garder 4 pour la défense du pont de Compiègne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre également à ce commandant de faire faire un tambour au pont de Compiègne sur la rive droite.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne pourrai donner des ordres sur les 14 bouches à feu que quand je saurai si elles ont les canonniers, les attelages, et pourquoi on les a envoyées là.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: <span></span> Curély, ancien colonel du 10<sup>e</sup> de hussards, a été de toutes les batailles de cette campagne et s’est encore signalé à Laon. Il prend le commandement provisoire de Compiègne le 12 mars. [^2]: <span></span> François Otenin (ou Othenin) prend le commandement effectif de Compiègne et trouve la mort en défendant la ville le 1<sup>er</sup> avril suivant. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 53.</body>