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CG15-38427.md| identifiant | CG15-38427.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/04 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38427. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fismes, 4
mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, je suis arrivé à Fismes.
L’ennemi a été poussé dans toutes les directions ; on lui a
ramassé 2 000 prisonniers et pris 4 ou 500 voitures de bagages
et caissons. Le duc de Raguse doit être à Soissons, et mes coureurs
sont sur Reims. L’ennemi paraît se diriger sur Laon et Avesnes. Il
est dans le plus grand désarroi et a perdu immensément en hommes,
chevaux et charrois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Envoyez un de vos officiers à Troyes
auprès des ducs de Tarente et de Reggio, pour leur faire connaître
qu’il est possible que je manœuvre par Vitry, Saint-Dizier et
Joinville sur les derrières de l’ennemi, ce qui le fera
disparaître et l’obligera de quitter la Seine pour aller en
diligence garder ses derrières. Ce mouvement aura l’avantage de
débloquer mes places, d’où je retirerai de nombreuses garnisons
et de grands renforts.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’écris au ministre de la Guerre,
parlez-lui-en, que je suis mécontent du général Maison, qui fait
des bêtises. Que le ministre de la Guerre lui demande de ma part
s’il a peur de mourir ; qu’il lui donne l’ordre de réunir
les garnisons des places, celle d’Anvers, une partie de celle
d’Ostende, et de tomber sur les derrières de l’ennemi. Il est de
fait que j’ai là plus de monde que n’en a l’ennemi, mais, par
l’inexpérience et le défaut d’audace du général Maison,
toutes ces forces sont inactives. Que le ministre de la Guerre lui
défende de ma part d’entrer dans aucune place forte ; qu’il
réunisse tout à lui et marche ou sur Anvers, sur les derrières de
l’ennemi, ou sur les derrières de sa ligne d’opération qui est
par Avesnes et Mons. Ce général, qui s’était distingué, n’a
pas répondu à la confiance et à l’espérance qu’il avait
inspirées. Cependant, je veux bien suspendre encore mon jugement. Le
ministre de la Guerre lui écrira qu’il faut plus d’activité,
d’audace et d’intrépidité qu’il n’en montre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le ministre doit écrire aussi au duc
de Castiglione qu’il marche ; qu’avec les troupes qu’il a
il battra le double des troupes ennemies, s’il est le premier au
feu et s’il reste constamment sous les coups de fusil.<sup>[^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p>
[^1]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12. [C 21427]</body> |
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