CG15-38418.md

identifiantCG15-38418.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/03 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38418. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Ferté-sous-Jouarre, 3 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, faites connaître au général Maison qu’un mouvement hardi, par lequel il se porterait sur Anvers avec tout ce qu’il a de disponible et réunirait toutes les troupes de la garnison d’Anvers, hormis 3 000 marins qu’il laisserait dans la ville, dégagerait Bruxelles et inquiéterait fortement l’ennemi sur ses communications. Les troupes auxquelles il a affaire ne sont que de la canaille. Qu’il se mette en campagne, puisque l’ennemi, dédaignant toutes les places et les garnisons, prend sa ligne d’opération par Avesnes sur Paris : il n’est donc pas question de rester dans les places, mais d’agir sur sa ligne d’opération.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre que tout ce qu’on placarde à Paris, sur les horreurs que l’ennemi commet, soit placardé de même à Lille, à Valenciennes et dans les places de Flandre, afin qu’on sache à qui l’on a affaire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Envoyez un officier au général Maison, faites-lui comprendre combien je trouve ridicules son inertie et son peu d’activité dans un moment si important.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Puisque l’ennemi se dissémine et ne voit que Paris, le général Maison pourrait même dégager Gorcum, et réunir la garnison à ses troupes en abandonnant la place.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’ennemi est partout, mais il n’est en force nulle part. Il ne faut pas croire à des bruits qui sont pleins d’exagération.<sup> </sup> </p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i> Je vois avec peine que le général Maison dissémine ses troupes, lui d’un côté, Castex<sup>[^1]</sup> de l’autre, etc. Qu’est-ce que tout cela ? Qu’il réunisse ses troupes et tombe sur tous les partis de l’ennemi.<sup> [^2]</sup></p> [^1]: Bertrand Pierre Castex, à la tête d’une division de cavalerie de la Garde. Il a été blessé à Saint-Trond le 14 janvier 1814. [^2]: Copie d’expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 21. [C 21424]</body>