CG15-38412.md

identifiantCG15-38412.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/02 00:00
titreNapoléon au maréchal Mortier, commandant la vieille Garde
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38412. - </b>Au maréchal Mortier, commandant la vieille Garde</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Ferté-sous-Jouarre, 2 mars 1814, sept heures du soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai écrit, il y a deux heures, par un officier des gardes d’honneur que vous m’aviez envoyé. J’ai reçu les détails de votre combat du 28 ; je vous en témoigne ma satisfaction.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Notre pont sera fini à neuf heures du soir. À minuit, 6 000 hommes de cavalerie auront passé et seront aux trousses de l’ennemi. Les gens du pays me disent que tous leurs bagages sont embarrassés dans les marécages de Cocherel et de Cocherel à Crouy<sup>[^1]</sup> ; que l’armée ennemie est dans un tel état que les hommes pleurent et jettent leurs armes de désespoir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous pouvez compter qu’à la pointe du jour vous entendrez le bruit de leurs pièces. Quand même vous ne seriez pas aux prises, aussitôt que vous entendrez le canon, faites-nous entendre le vôtre pour signal. Aussitôt que vous verrez le moment arrivé, marchez ferme. Je serai en tête avec toute la Vieille Garde. Je suppose qu’on vous a assuré les moyens de passer l’Ourcq, s’il le faut, pour aller plus vite. J’espère que nous aurons demain une belle journée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Communiquez ma lettre au duc de Raguse. Le général Bordessoulle<sup>[^2]</sup> a dû le rejoindre ; il est parti ce matin de Coulommiers pour Meaux : que le duc de Raguse lui envoie des ordres, si jamais il était resté à Meaux.<sup>[^3]</sup></p> [^1]: Commune de Seine-et-Marne, arrondissement de Meaux. [^2]: Bordesoulle commande la grosse cavalerie sous les ordres de Marmont depuis peu. Ils vont faire route sur Reims. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 13. [C 21418]</body>