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CG15-38411.md| identifiant | CG15-38411.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/02 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Mortier, commandant la vieille Garde |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38411. - </b>Au maréchal Mortier, commandant la vieille Garde</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La
Ferté-sous-Jouarre, 2 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">L’officier des gardes d’honneur que
vous m’avez envoyé m’a rendu compte de votre dernière affaire.
Je désire en avoir une relation détaillée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il y a ici un millier d’hommes
appartenant à votre division d’infanterie ; mon intention est
qu’ils vous rejoignent. Envoyez-moi la situation de toutes vos
troupes, infanterie, cavalerie, artillerie, et de tout ce qu’on
vous a envoyé de la Garde, et qui est parti de Paris depuis ce
matin ; on m’assure qu’on vous a envoyé 6 à 7 000
hommes. Je suppose donc que vous avez actuellement 4 à 5 000
hommes de cavalerie, dix-sept à vingt canons et 8 à 9 000
hommes d’infanterie ; ce qui vous fera un corps de 15 000
hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire également que le duc de
Raguse m’envoie l’état exact de ce qu’il a.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le pont de La Ferté-sous-Jouarre sera
terminé aujourd’hui, dans deux heures d’ici. Je ferai passer
beaucoup de troupes toute la nuit. Je ne déciderai mon mouvement que
d’après les nouvelles que je recevrai. Je suppose qu’ils filent
sur La Ferté-Milon<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Communiquez cette lettre au duc de
Raguse.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Entre vous et le duc de Raguse, vous
devez avoir près de 25 000 hommes, toutes armes comprises, dont
quatre-vingts pièces de canon.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Aussitôt que je serai rassuré sur le
mouvement offensif contre vous, mon intention est de pousser sur mes
places, en marchant dans la direction de Châlons (car ils ne
bloquent aucune place, de sorte que la garnison de Metz fait des
sorties jusque près de Nancy), et tous ces renforts grossiraient
singulièrement mon armée.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: Commune de l’Aisne, arrondissement de Soissons.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 12. [C 21416]</body> |
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