CG15-38407.md

identifiantCG15-38407.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/03/02 00:00
titreNapoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38407. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Ferté-sous-Jouarre, 2 mars 1814, au soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, je n’ai encore rien reçu de Paris à la Ferté, par Meaux. Je vous avais cependant expédié hier au soir un courrier par la route directe. Recommandez à Lavalette de bien faire réorganiser les postes. Le pont de La Ferté sera rétabli ce soir. À minuit, je serai à la poursuite de l’ennemi. On le dit très embarrassé dans les boues. Il est possible que nous en ayons un très bon résultat.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai fait donner l’ordre par le ministre de la Guerre au prince Borghèse d’envoyer 6 à 8 000 hommes avec de l’artillerie attelée sur Chambéry : réitérez-lui mon ordre ; voyez un peu les ministres de la Guerre et de l’Intérieur.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense qu’il faut rappeler Ganteaume ; il est trop pessimiste. La garde nationale de Toulon seule rendrait ce qu’il craint improbable ; à plus forte raison 8 à 10 000 hommes de l’escadre qui s’y réuniraient.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites réitérer les ordres pour que tout ce qui est disponible dans les 7<sup>e</sup> et 8<sup>e</sup> divisions se rende à Lyon. C’est là que les troupes sont nécessaires.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai demandé qu’on m’envoyât jour et nuit l’équipage de pont qu’on m’annonce être parti de Paris aujourd’hui ; c’est mon plus grand besoin, car l’armée de Schwarzenberg eut été détruite, si j’avais eu un équipage de pont à Méry, et ce matin j’aurais détruit Blücher, si j’en avais eu un.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je me prépare à porter la guerre en Lorraine, où je rallierai toutes les troupes qui sont dans mes places de la Meuse et du Rhin.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il y a beaucoup d’hommes à Paris ; je vois dans l’état de Hulin qu’il y en a 6 400 de disponibles. On ne les fait pas partir ; il faut plus d’activité. Il est nécessaire de former au plus tôt la 4<sup>e</sup> division provisoire de la Garde, de remonter 2 000 chevaux et de former la 4<sup>e</sup> division de ligne, afin que vous ayez toujours des troupes dans la main à Paris.<sup> [^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p> [^1]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12 [C 21420]</body>