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CG15-38396.md| identifiant | CG15-38396.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/03/02 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38396. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La
Ferté-sous-Jouarre, 2 mars 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, envoyez
ordre au prince Borghèse de faire partir pour Chambéry autant
d’artillerie qu’il pourra et une division d’infanterie, en se
contentant de conserver 7 à 8 000 hommes pour garder
Alexandrie<sup>[^1]</sup>
et la citadelle de Turin, y compris ce qui revient de l’armée de
Florence. Calculez ce qu’il peut envoyer. Il est bien important que
cela arrive promptement à Chambéry. Indépendamment de l’estafette
et du télégraphe dont vous vous servirez pour transmettre ces
ordres, envoyez un officier pour veiller à leur exécution. Aussitôt
que le prince Borghèse aura réuni 2 000 hommes au bas du
Montcenis, qu’il les fasse passer et qu’ils se rendent à
Chambéry, où ils prendront les ordres des généraux Marchand et
Dessaix. Prévenez le duc de Castiglione de ces dispositions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Réitérez l’ordre au général
Maison (donnez-en avis à Carnot<sup>[^2]</sup>),
de réunir les forces des garnisons y compris celles d’Anvers, et
de tenir la campagne. L’ennemi néglige mes forces mortes et mes
places pour Paris.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez par tous les moyens à Mayence
pour que le général Morand sorte, batte la canaille qui est devant
lui, se joigne à la garnison de Landau, et tienne la campagne sur
les derrières de l’ennemi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez le même ordre au général de
Strasbourg<sup>[^3]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ordonnez également au gouverneur de
Metz de prendre les deux tiers des garnisons de Metz, de Verdun, de
Thionville, de Longwy<sup>[^4]</sup>,
etc. En tombant successivement sur les corps chargés du blocus, on
fera voir à l’ennemi que ses communications sont menacées, et il
sera obligé de songer aux places.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Envoyez aux gouverneurs un grand nombre
de bulletins qui fassent connaître partout les succès obtenus.<sup>[^5]</sup></p>
[^1]: Place-forte du Piémont.
[^2]: Lazare Carnot, gouverneur d’Anvers.
[^3]: Le général Broussier, anciennement placé à la tête du corps d’observation de Mayence et forcé de se retrancher dans Strasbourg.
[^4]: Verdun est commandée par le général Pierre Cassagne ; Thionville par Hugo ; Longwy par Bernard Duvignau.
[^5]: Copie d’expédition, S. H. D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, mars 1814, n° 3) [C 21412]</body> |
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