CG15-38359.md

identifiantCG15-38359.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/26 00:00
titreNapoléon à Montalivet, ministre de l’Intérieur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38359. - </b>À Montalivet, ministre de l’Intérieur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Troyes, 26 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je viens de signer un décret pour qu’il soit fait une levée dans chaque département qui a été occupé par l’ennemi. Les habitants y sont pleins de zèle et ils sentent bien l’importance de se défendre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Prescrivez sur-le-champ aux préfets les mesures nécessaires. Dans les embarras actuels de l’administration il est bon que les communes concourent à l’habillement et qu’elles fournissent le plus d’hommes armés qu’il sera possible. Voyez le ministre de la Guerre pour qu’il expédie sur-le-champ les cadres de bataillons. Nous aurions donc 3 000 hommes à Auxerre, 3 000 à Troyes et autant à Meaux. Ces gardes nationaux ne seraient plus exposés à un événement comme celui de Soissons, vu qu’ils auraient de bons cadres. Faites sentir, dans une circulaire tout l’avantage de cette formation.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense qu’il ne doit pas y avoir de règle pour cette levée, et qu’elle doit être d’autant plus forte que le pays a plus souffert. Ainsi du côté de la Franche-Comté et des Vosges on pourra la doubler. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant aux départements qui n’ont pas été occupés par l’ennemi, ils ne sentent point comme les autres l’importance de cette mesure. Mais peut-être pourrait-on compléter les bataillons qui resteraient pour la défense du département.<sup>[^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><br/> <br/> </p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 296.</body>