CG15-38353.md

identifiantCG15-38353.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/26 00:00
titreNapoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38353. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Troyes, 26 février 1814, six heures du soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, je reçois votre lettre du 25 à neuf heures du soir. Le commandant autrichien et la garnison de Châtillon-sur-Seine ont quitté hier cette ville. J’ai ordonné que la garde nationale de Châtillon ferait le service, n’ayant pas voulu y mettre des troupes de ligne, puisque ce serait deux bataillons employés inutilement sur ce point, et, de plus, deux bataillons de grenadiers pour l’honneur dû au congrès. En attendant, voilà le congrès dans nos mains ; ce qui prouve bien que tous les calculs de l’ennemi sont déroutés. Lord Castlereagh a demandé s’il serait en sûreté, vu qu’il n’avait pas le caractère d’ambassadeur ; comme de raison, cela ne fait pas une question : tout ce qui appartient au congrès, directement ou indirectement, est sous le droit des gens.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Nos troupes doivent être entrées ce soir à Bar-sur-Aube. On a entendu hier le canon du côté de Sézanne. Il paraît que Blücher, qui a été blessé légèrement au combat de Méry, manœuvre de ce côté. Le prince de la Moskova a passé l’Aube à Arcis pour tomber sur ses derrières.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3> [^1]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12. [C 21385]</body>