| identifiant | CG15-38349.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/26 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38349. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Troyes, 26 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Feltre, faites mettre dans le<i> Moniteur</i> la lettre du duc de
Castiglione du 21. Écrivez-lui que j’applaudis à ces petits
succès, mais qu’il faut réunir 25 000 hommes,
artillerie, cavalerie, infanterie, gardes nationales, etc. ; que
je pense qu’il peut ainsi réunir 25 000 hommes ;
que j’ai ordonné au prince Borghèse de diriger sur Chambéry une
division de 10 000 hommes ; qu’il marche avec toutes
ses forces droit à l’ennemi, culbute Bubna, reprenne Genève,
menace toutes les communications de l’ennemi avec la Franche-Comté
et fasse lever le siège de Besançon. Envoyez-lui un officier pour
lui faire connaître l’importance de cette mesure.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est nécessaire que
le duc de Castiglione organise deux batteries d’artillerie à
cheval, ce qui fera douze pièces, et quatre batteries d’artillerie
à pied, ce qui fera trente-deux pièces ; total,
quarante-quatre pièces. Qu’il lève des chevaux à Lyon et dans
les départements des 7<sup>e</sup>, 8<sup>e</sup> et
19<sup>e </sup>divisions. Il me paraît qu’il a déjà
800 chevaux ; c’est la moitié de ce qu’il lui faut.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vois que ce maréchal
a sept compagnies d’artillerie à pied ; ce qui, avec les
quatre compagnies de marine, fait onze compagnies ; plus deux
compagnies d’artillerie à cheval ; c’est beaucoup trop. Il
pourra jeter dans Genève les quatre compagnies de marine, qui sont
excellentes pour défendre la ville et pour réoccuper les petits
forts et tenir à la disposition de l’armée trois ou quatre
compagnies d’artillerie à pied.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites connaître au
duc de Castiglione que nos troupes sont à Bar-sur-Seine, à
Bar-sur-Aube ; que, d’un autre côté, elles sont entrées à
Auxerre ; que nous allons entrer à Châtillon-sur-Seine ;
que deux plans d’opérations se présentent pour le duc de
Castiglione, qu’on lui en laisse le choix : l’un de se
porter sur les derrières de l’ennemi, l’autre de faire sa
jonction avec nous par Dijon ; que, dans tous les cas, il est
nécessaire d’occuper Genève et de remettre cette place en état
de défense. Il en faudra désarmer les habitants et mettre leurs
fusils entre les mains de nos soldats de ligne ou de nos gardes
nationaux français.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 315). Extrait [catalogue de vente], N. Rauch, <i>Autographes, </i>Genève,<i>
</i>29-30 avril 1957, p. 42, n° 4179. [C 21377]</body> |
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