CG15-0228S.md

identifiantCG15-0228S.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/06/01 00:00
titreNapoléon au général Baraguey d’Hilliers, gouverneur de Vénise
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 228.S - </b>Au général Baraguey d’Hilliers[^1], gouverneur de Vénise</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 13 prairial an V [1<sup>er</sup> juin 1797]</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je reçois à l'instant, mon cher général, votre lettre relative à l'expédition de l'île de Corfou. Mon intention n'est pas que vous laissiez sortir aucun bâtiment vénitien ; mais seulement des frégates françaises de Trieste et d'Ancône. Vous sentez parfaitement qu'il peut arriver d'un moment à l'autre des évènements tels que les bâtiments vénitiens qui ne seront pas dans Venise se [donneront] à l'Autriche, ou à l'Angleterre ou à toute autre puissance.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Il faut donc, au contraire, chercher à faire rentrer à Venise tous les bâtiments vénitiens qui seraient encore à la mer, ceux-là ne peuvent jamais nous échapper.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Si les frégates françaises sont trop loin, pour ne pas retarder l'expédition, je ne vois pas d'inconvénient que vous fassiez monter une frégate vénitienne par des officiers français, par une maîtrise d'équipage française et toute la garnison française. Cette frégate portera le pavillon français.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Quand je dis que vous ne devez pas laisser sortir aucun bâtiment de guerre vénitien, j'entends de grosses frégates et vaisseaux ; quant aux frégates de 20 canons, galiotes et autres petits bâtiments, il faut les laisser monter par les Vénitiens et les faire sortir pour seconder notre opération. Je pense que vous m'entendez.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je crois qu'une petite frégate vénitienne ainsi montée, ou 2 et moyennes frégates ou cutters vénitiens montés par des Vénitiens, un brick et une frégate française sont suffisants pour nos petites expéditions. Le reste de nos frégates qui se trouvent dans l'Adriatique devraient rentrer alors dans le port de Venise.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je suis très surpris que le capitaine Bourdé[^2] et sa flottille ne soient pas à Venise. Je lui en avait fait donner l'ordre en même temps qu'à Sibille.[^3]</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="text-align: left; margin-top: 0cm; margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%"> <br/> <br/> </p><p style="text-align: left; margin-top: 0cm; margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%; "> <br/> <br/> </p> [^1]: Louis Baraguey d’Hilliers (1764-1813), général de brigade (1793), destitué en Vendémiaire, réintégré un mois plus tard, il passe à l’armée d’Italie en mai 1796. Général de division (10 mars 1797), il occupe Venise en mai 1797. [^2]: Guillaume François Joseph Bourdé de la Villehuet (1763-1851), capitaine de vaisseau, chef de la division de frégates dans l’Adriatique en avril 1797. [^3]: <span></span>Expédition [site internet de vente], Alexander Historical Auctions,<i>Historic Militaria and Autographes</i>, part 1 et 2, 21 juillet 2011, n° 692.</body>