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CG15-38292.md| identifiant | CG15-38292.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/22 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Clarke, ministre de la Guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38292. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nogent-sur-Seine, 22 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Feltre, je reçois votre lettre dans laquelle vous me faites
connaître que vous avez des craintes pour Paris du coté de Laon et
de Château-Thierry. Vous ne me dites pas sur quoi sont fondées ces
craintes et vous ne me donnez pas les renseignements dont j’aurais
besoin pour en peser l’importance, la crainte n’est bonne à
rien. Le duc de Trévise est à Soissons on ne peut donc venir ni de
Laon, ni de Reims sans passer par Soissons. Le duc de Raguse est à
Sézanne et à Fère-Champenoise d’où il surveille les deux routes
de Châlons. Il est plus probable que l’ennemi concentre toutes ses
forces pour livrer une grande bataille que de penser qu’il veuille
faire encore de petits paquets. Quant au conseil que vous me donnez
de faire la paix, c’est trop ridicule, c’est en s’abandonnant à
de pareilles idées qu’on gâte l’esprit public. C’est au reste
me supposer bien fou ou bien bête que de croire que si je pouvais
faire la paix je ne la ferais pas. C’est à cette opinion qu’on a
propagée depuis quatre mois, que je peux faire la paix mais que je
ne la veux pas, que sont dûs tous les malheurs de la France. Je
pensais mériter qu’on m’épargnât au moins la démonstration de
pareils sentiments !<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 329.</body> |
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