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CG15-38287.md| identifiant | CG15-38287.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/21 00:00 |
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| titre | Napoléon à Montalivet, ministre de l’Intérieur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38287. - </b>À Montalivet, ministre de l’Intérieur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nogent-sur-Seine, 21 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Le major général vous
fera connaître les ordres que j’ai donnés pour que les communes
qui ont eu à souffrir les horreurs de toutes espèces que l’ennemi
a commises, écrivent des lettres à la commune de Paris et qu’elles
envoient des députés à Paris.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le préfet réunira le
conseil général et les principaux officiers de la garde nationale
pour entendre la lecture de ces lettres et ce qu’auront à leur
dire ces députés. Les adresses des communes seront placardées.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense que par suite,
il faudrait que la commune de Paris nommât une députation pour
demander à la régente de doubler la garde nationale en créant deux
nouvelles légions, ou bien deux nouveaux bataillons par légion,
surtout dans les arrondissements qui sont les plus populeux ; qu’elle
arrêtât également que la moitié de la garde serait armée de
piques et qu’elle en ordonnât la fabrication ; enfin qu’elle
ordonnât que chaque légion aurait sa batterie de 6 pièces ; qu’il
serait formé en conséquence une compagnie de canonniers , et que
les attelages seraient fournis par l’arrondissement.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tout cela a un double
but : d’abord de mettre Paris dans une situation plus respectable ;
ensuite de faire beaucoup de bruit et de montrer à l’ennemi que sa
mauvaise conduite a dessillé tous les yeux.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faudrait avoir soin
que les adresses des communes soient écrites avec la plus grande
énergie, et continssent non pas des phrases, mais le détail de ce
que les Russes ont fait d’horrible dans les pays qu’ils ont
occupés.<sup>[^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><br/>
<br/>
</p>
[^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 266.</body> |
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