| identifiant | CG15-38282.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/21 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38282. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nogent-sur-Seine, 21 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, voici mes
intentions sur le roi de Westphalie<sup>[^1]</sup>.
Je l’autorise à prendre l’habit de grenadier de la Garde,
autorisation que je donne à tous les princes français. (Vous le
ferez connaître au roi Louis ; il est ridicule qu’il porte
encore un uniforme hollandais.) Le roi donnera <i>des</i> congés à
toute sa maison westphalienne ; ils seront maîtres de retourner
chez eux ou de rester en France. Le roi présentera sur-le-champ à
ma nomination trois à quatre aides de camp français, un ou deux
écuyers et un ou deux chambellans, tous Français, et pour la reine
deux ou trois dames françaises pour l’accompagner. Elle se
réservera de nommer dans d’autres temps sa dame d’honneur. Tous
les pages de Westphalie seront mis dans des lycées et porteront
l’uniforme des lycées. Ils y seront à mes frais. Un tiers sera
mis au lycée de Versailles, un tiers au lycée de Rouen, et l’autre
tiers au lycée de Paris.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Immédiatement après,
le roi et la reine seront présentés à l’Impératrice, et
j’autorise le roi à habiter la maison du cardinal Fesch, puisqu’il
paraît qu’elle lui appartient, et à y établir sa maison. Le roi
et la reine continueront à porter le titre de roi et de reine de
Westphalie ; mais ils n’auront aucun Westphalien à leur
suite.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Cela fait, le roi se
rendra à mon quartier général, d’où mon intention est de
l’envoyer à Lyon prendre le commandement de la ville, du
département et de l’armée, si toutefois il veut me promettre
d’être toujours aux avant-postes, de n’avoir aucun train royal,
de n’avoir aucun luxe, pas plus de quinze chevaux, de bivouaquer
avec sa troupe, et qu’on ne tire pas un coup de fusil qu’il n’y
soit le premier exposé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’écris au ministre
de la Guerre, et je lui ferai donner les ordres nécessaires. Il
pourrait, pour ne pas perdre de temps de faire partir pour Lyon sa
maison, c’est-à-dire, une légère voiture pour lui, une voiture
de cuisine, quatre mulets de cantine et deux brigades de six chevaux
de selle ; un seul cuisinier, un seul valet de chambre, avec
deux ou trois domestiques, et tout cela composé uniquement de
Français. Il faut qu’il fasse de bons choix d’aides de camp ;
que ce soient des officiers qui aient fait la guerre, qui puissent
commander des troupes, et non des hommes sans expérience, comme les
Verdun<sup>[^2]</sup>,
les Brugières<sup>[^3]</sup>
et autres de cette espèce. Il faut aussi qu’il les ait tout de
suite dans la main. Enfin, il faudrait voir le ministre de la Guerre
et se consulter pour lui choisir un bon état-major.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3>
[^1]: Jusqu’à cette date, Jérôme n’avait pas encore eu l’autorisation de revenir à la cour de son frère.
[^2]: Danloup-Verdun, général de division westphalien passé au service de France en janvier, avait été aide de camp de Jérôme mais n’avait eu que peu de service actif avant 1813.
[^3]: Brugières n’était pas militaire, mais Napoléon se plaît à rappeler le peu d’efficacité des gens qui ont entouré son frère pendant son règne en Allemagne.
[^4]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12 (copie, Archives nationales, 400 AP 143). [LEC 1138]</body> |
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