CG15-38279.md

identifiantCG15-38279.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/21 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38279. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nogent-sur-Seine, 21 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc Decrès, je désirerais que mes deux frégates <i>La Perle et L’Oder</i>, qui sont à Dunkerque, en sortissent pour se rendre à Cherbourg ou dans tout autre port. Si cela n’est pas possible, il faut laisser les équipages à Dunkerque, vu que, si cette place était insultée par l’ennemi, ils pourraient concourir à sa défense comme canonniers. J’approuve fort que vous évacuiez tout ce qui est à Boulogne sur Calais, Dunkerque, le Havre et Cherbourg. Faites en sorte que, si l’ennemi faisait une excursion sur Boulogne, il n’y trouve rien. Faites donc évacuer cette quantité de canons que vous y avez. Rendez les casernes à la Guerre, et mettez un terme à l’existence de cette flottille dont il ne doit plus être question désormais, puisque, si le temps revenait de faire une expédition contre l’Angleterre, ce serait de l’Escaut et de Cherbourg qu’on pourrait sortir. Enfin rendez Boulogne à toute son insignifiance, de sorte que cette ville se défende du moins par l’inutilité qu’il y aurait pour l’ennemi à s’en emparer.<sup>[^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Np</i></p> [^1]: Expédition, Archives nationales, fonds, Sieyès, 284 AP 251 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 237). [C 21339]</body>