CG15-38273.md

identifiantCG15-38273.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/21 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38273. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nogent-sur-Seine, 21 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, le duc de Raguse a six pièces de 12 et seulement un caisson par pièce : il est nécessaire que vous fassiez partir pour Meaux douze caissons de 12. Il n’a que sept caissons d’infanterie : faites partir sept autres caissons d’infanterie pour Meaux. Ces deux envois sont très importants. Il a besoin d’une compagnie de réserve pour suppléer au déficit des différentes compagnies : envoyez-lui une compagnie de garde-côtes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le duc de Trévise n’a que treize pièces de canon de la Garde, parce que les chemins étaient si mauvais qu’on n’a pas pu lui en donner davantage : donnez ordre qu’il lui soit fourni une batterie d’artillerie à cheval de la ligne, qui s’organisera sur-le-champ à Paris, et une batterie d’artillerie à pied ; ce qui fera quatorze bouches à feu, avec six caissons d’infanterie. Faites partir ce convoi pour Meaux, où il sera à la disposition de ce maréchal. Cette artillerie sera escortée par les deux compagnies et par tout ce qu’il y aura à Paris de disponible des régiments de la 2<sup>e</sup> division de la Jeune Garde, ainsi que de la division Colbert, et par tout ce qui est au dépôt de Versailles de la division Defrance ; ce qui ferait un millier d’hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez au duc de Trévise qu’il paraît évident que l’ennemi, parti de Soissons, se dirige sur Reims et Châlons ; qu’il veut donc opérer sur les routes de Château-Thierry et de Montmirail. Je pense qu’il est indispensable que le duc de Trévise se porte sur Château-Thierry pour couvrir La Ferté-sous-Jouarre et se lier avec le duc de Raguse, qui est à Sézanne. Instruisez de cela, par courrier, le duc de Raguse.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Toutefois le duc de Trévise laissera à Soissons une centaine de chevaux, un bon commandant et une garnison. Je suppose qu’il y a déjà six pièces d’arrivées ; si elles ne le sont pas, envoyez-les en poste avec une compagnie de garde-côtes. Par-là cette ville se trouvera à l’abri de toute insulte. La prise de Soissons a été un malheur de guerre dû à la mort du général Rusca. Je vous ai mandé de faire faire une enquête sur la conduite du général Berruyer et du général Verdun<sup>[^1]</sup>, qui paraît s’être sauvé<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Danloup-Verdun. [^2]: Voir ci-dessus, n° 38265. [^3]: Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 260). [C 21337]</body>