CG15-38243.md

identifiantCG15-38243.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/20 00:00
titreNapoléon à Daru, ministre directeur de l’Administration de la guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38243. - </b>À Daru, ministre directeur de l’Administration de la guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Château de Surville, 20 février 1814, au matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Daru, l’idée d’ôter les invalides pour faire un hôpital est inadmissible. Il en est de même de l’idée d’évacuer la caserne de Courbevoie. Je ne vois pas la nécessité d’entasser tous les malades à Paris.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Organisez un hôpital de mille lits à Versailles, un autre de 1 000 lits à Saint-Germain ; organisez-en à Évreux, à Chartres, à Rouen et sur toute la ligne d’évacuation de la Seine. Par ce moyen tous les malades ne seront pas concentrés dans une seule ville et on n’aura pas besoin de faire des choses extraordinaires. Je ne pense pas qu’à Paris il soit nécessaire d’avoir plus de 10 à 12 000 lits. Tout le reste doit être placé comme je l’ai dit plus haut. Il ne faut pas non plus mettre des blessés dans les abattoirs. Si vous avez 12 000 places aux hôpitaux civils, vous en avez suffisamment. Vous pouvez vous en procurer facilement 12 000 autres dans toute la Normandie et dans les environs de Paris. Je ne sais pas si mon Palais de Versailles serait en position de recevoir des malades sans rien déranger. Le grand commun est employé pour le dépôt d’habillement ; mais je dois avoir beaucoup d’autres maisons.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3> [^1]: Expédition, Archives nationales, fonds Daru, 138 AP 27.</body>