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CG15-38233.md| identifiant | CG15-38233.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/19 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Savary, ministre de la Police générale |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38233. - </b>Au général Savary, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Château de Surville, 19 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Les journaux sont
rédigés sans esprit. Est-il convenable, dans le moment actuel,
d’aller dire que j’avais peu de monde, que je n’ai vaincu que
parce que j’ai surpris l’ennemi, et que nous étions un contre
trois ? Il faut, en vérité, que vous ayez perdu la tête à
Paris pour dire de pareilles choses, lorsque moi je dis partout que
j’ai 300 000 hommes, lorsque l’ennemi le croit, et
qu’il faut le dire jusqu’à satiété. J’avais formé un bureau
pour diriger les journaux ; ce bureau ne voit donc pas ces
articles ? Voilà comme, à coups de plume, vous détruisez tout
le bien qui résulte de la victoire ! Vous pourriez bien
vous-même lire ces choses-là, savoir qu’il n’est pas ici
question d’une vaine gloriole, et qu’un des premiers principes de
la guerre est d’exagérer ses forces et non pas de les diminuer.
Mais comment faire comprendre cela à des poètes qui cherchent à me
flatter et à flatter l’amour-propre national, au lieu de chercher
à bien faire ? Il me semble que ces objets ne sont pas
au-dessous de vous, et que, si vous vouliez y donner quelque
attention, de pareils articles, qui ne sont pas simplement des
bêtises, mais des bêtises funestes, ne seraient jamais imprimés.
Au moins, si on ne voulait pas dire que nos forces sont immenses,
fallait-il ne rien dire du tout.<sup>[^1]</sup></p>
[^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, n° 213. [C 21316]</body> |
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