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CG15-0219S.md| identifiant | CG15-0219S.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1797/03/05 00:00 |
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| titre | Napoléon à Meuron, inspecteur des lacs de Lombardie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 219.S - </b>À Meuron[^1], inspecteur des lacs de Lombardie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 15 ventôse an V [5 mars 1797]</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je
vous préviens, citoyen, que je fais la demande pour vous au ministre
des Relations extérieures de la place de consul à Ancône et pour
toute la côte depuis le pays vénitien jusqu'en l'État du royaume
de Naples. Vous voudrez bien, en attendant la confirmation du
ministre, vous rendre à Ancône où vous exercerez cet emploi. Vous
aurez soin :</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">1°
de réorganiser les services comme ils l'étaient ci-devant ;</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">2°
ne pas souffrir qu'aucun consul des autres puissances empiète sur
les fonctions attribuées au consul de France. J'écris au citoyen
Cacault[^2],
provisoirement ministre de la République à Rome, avec qui vous
devez correspondre pour l'en instruire.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Jean-Paul Meuron, originaire de Corse, officier des
ponts-et-chaussées participant à la campagne d’Italie, chargé
d’armer des bateaux pour contrôler le lac de Garde. Il est
ensuite nommé consul de la République à Ancône (1797), poste
qu’il occupera jusqu’à la rupture entre la France et le
Saint-Siège, en 1799.
[^2]: François Cacault (1743-1805), envoyé en mission auprès du
Saint-Siège en janvier 1793, il avait été empêché de s’y
rendre en raison des troubles en Italie. Réfugié à Gênes et
protégé par Ferdinand III, il est nommé ministre plénipotentiaire
dans cette ville par le Directoire. Envoyé à Florence en octobre
1796, il signe avec Bonaparte le traité de Tolentino et en
surveille l’exécution. A Rome après Tolentino, il sera rappelé
pour avoir « baisé la main du Pape ».
[^3]: Expédition, Archivio di Stato di Lucca, archives Meuron.</body> |
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